Nouvelle semaine dans la vie du futur chasseur F-35 Joint Strike Fighter de Lockheed Martin. Et une fois n’est pas coutume, les nouvelles sont plutôt bonnes.
Au Canada, le ministère des travaux publics et services gouvernementaux annonce que le secrétariat national d’approvisionnement en chasseurs est opérationnel depuis le mercredi 13 juin. Ce secrétariat est composé des sous-ministres des travaux publics, de la défense nationale et de l’industrie, ainsi que de deux conseillers extérieurs, Denis Desautels, ancien vérificateur général, et Kenneth Norrie, professeur en économie. Ils auront en charge la vérification du processus d’acquisition des F-35, qui doit se faire selon une « diligence raisonnable, de la surveillance et de la transparence ». De plus, on apprend que l’enveloppe budgétaire allouée à la commande des avions reste gelée tant que le processus n’aura pas été certifié conforme par le secrétariat national d’approvisionnement en chasseurs.
En Norvège, le ministère de la Défense a officiellement annoncé une commande ferme des deux premiers F-35, sur les 52 initialement prévus. C’est le plus vaste projet de marché public de l’histoire de la Norvège, et c’est la première fois en 30 ans que le pays commande de nouveaux avions de chasse. L’armée de l’air norvégienne vole actuellement sur des F-16A.
Enfin, pour finir sur une note quelque peu négative, le département de la Défense a confirmé à la Corée du Sud que les tests de F-35 se feraient sur simulateur, et non dans des avions réels. L’avion de Lockheed Martin sera testé en juillet, le F-15 Silent Eagle de Boeing en août, et l’Eurofighter d’EADS en septembre. La décision finale devrait être prise au mois d’octobre. Le contrat porte sur la vente de 60 avions, pour près de 9 milliards de dollars.

