Une commémoration a eu lieu dimanche 12 août pour fêter les cent ans de l’armée de l’air russe. A cette occasion a notamment eu lieu un meeting aérien à Joukovski, dans la région de Moscou, le samedi 11 août. Le président russe Vladimir Poutine, qui était présent, a déclaré que « le développement et le perfectionnement de l’armée de l’air est prioritaire », ajoutant que les efforts seraient notamment concentrés sur les avions à long rayon d’action, opérationnels et tactiques, des armes de haute précision, des dispositifs de lutte radio-électronique et des drones de combat et de reconnaissance.
Dans une tribune publiée sur le site de Ria Novosti, Konstantin Bogdanov revient sur les perspectives de l’aviation russe pour le futur.
Pour lui, l’aviation tactique constitue indéniablement un point fort de l’armée de l’air russe. L’achat supplémentaire de Su-35 devrait servir de transition avant l’acquisition et la mise en service des futurs chasseurs PAK-FA, à partir de 2015.
En revanche, l’avenir semble plus incertain pour le MiG-35. En effet, il est entré dans une sorte de cercle vicieux : N’ayant pas été commandé par l’armée de l’air russe, cela l’handicape fortement pour trouver un grand contrat à l’exportation, et il n’existe donc pas d’infrastructure dédiée à sa production en série.
En ce qui concerne les avions d’attaque au sol, la modernisation des Su-25 n’ouvre pas forcément la voie à un nouvel avion comme le Su-25TM (Su-39).
Le premier enjeu crucial pour le futur de l’armée de l’air russe se situe au niveau de l’aviation à long rayon d’action (Tu-95MS, Tu-160, Tu-22M). Ces avions devraient être soumis à une modernisation complète, afin d’augmenter leur durée de vie de quelques décennies.
Enfin, comme pour les pays européens, la Russie se préoccupe de l’état de sa flotte d’avions de transport militaire (troupes et matériel). Selon Bogdanov, la situation est « très tendue ». L’auteur de la tribune parle de perspectives « floues » en ce qui concerne l’avenir de l’aviation de transport russe. Et ce n’est pas l’annonce du premier vol de l’Il-476 – la nouvelle version de l’Il-76 – en septembre prochain qui va soudainement éclaircir le paysage. L’An-70 n’a pas encore trouvé preneur pour être produit en série et l’An-178 souffre de bisbilles politico-industrielles quant à la vente de la licence aux industries russes.








