La conférence de presse pré-Bourget a été l’occasion pour le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier de revenir sur les quelques dossiers d’exportation du Rafale qui courent actuellement. Malaisie, Canada, Inde, Brésil, autant de négociations et d’espoirs de vendre l’avion de combat multirôles à l’étranger.
Concernant l’Inde, tout d’abord, Eric Trappier reste plutôt optimiste, même s’il a refusé de donner des détails concernant l’avancée des négociations avec le gouvernement indien. « Il n’y a jamais eu de blocage. Les discussions sont volontaristes, parfois difficiles, mais elles se poursuivent dans la bonne humeur », a-t-il déclaré. Quant à la signature, il continue à espérer que le contrat sera officiellement conclu à la fin de l’année 2013, contredisant les prédictions les moins optimistes qui voyaient une échéance repoussée après les élections législatives indiennes en 2014. Les discussions portent surtout sur la licence de production et la fabrication des composants pour les 126 avions que veut acquérir l’Inde. « L’Inde a été le premier client export de Dassault après la Seconde guerre mondiale, elle sera le premier à signer pour le Rafale », a déclaré Eric Trappier.
Tançant les retards accumulés par le programme F-35 de Lockheed Martin et la hausse importante de son coût, Eric Trappier a affirmé que le Canada était un pays « important » et que Dassault était « très volontariste » en ce qui concernait l’appel à information du gouvernement canadien, qui a également contacté Saab, Boeing et le consortium Eurofighter. L’avionneur français reste persuadé que le Rafale est « au bon niveau pour répondre aux besoins opérationnels du Canada » et qu’il serait même profitable en termes de coûts, même en prenant en compte l’avantage que possède déjà le dollar sur l’euro.
En Malaisie, Dassault reste « très actif », et se dit prêt à installer une ligne d’assemblage dans le pays, qui cherche à acquérir 18 chasseurs d’ici 2015.
Enfin, au Brésil, l’avionneur français reste confiant, malgré les reports successifs. « C’est tout à notre avantage d’attendre », a déclaré le PDG de Dassault, qui a ironisé sur cette situation : « L’Inde n’est pas une aussi bonne joueuse que le Brésil », en parlant des délais à rallonge.








