Selon le dernier sondage publié par l’institut Forsa, 59% des Allemands seraient pour l’utilisation de drones de combat sous certaines conditions. Douze pour cent des sondés sont pour de manière générale, 27% contre. L’étude révèle également que les partisans de l’utilisation de drones armés selon des conditions précises sont les plus nombreux parmi les membres de l’alliance CDU/CSU (67%), suivis de près par les membres du parti socialiste (64%). La majorité est à peine atteinte chez les Verts (52%). Du côté de la gauche radicale, 48% des membres sont pour un déploiement sous conditions, alors que 45% sont résolument contre.
La question de l’acquisition de drones de combat fait rage outre-Rhin, la majorité des Allemands étant plutôt réfractaire. Un précédent sondage datant du début du mois d’avril dévoilait que 61% de la population était contre l’achat de drones armés. Les utiliser oui pourquoi pas, les acheter, non.
Du côté politique, la décision d’en équiper les forces de la Bundeswehr a été reportée par le ministre de la Défense Thomas de Maizière. Celui-ci devait initialement faire une annonce ce printemps, mais a finalement décidé de la repousser, en raison des élections parlementaires qui auront lieu en septembre 2013. « Il n’y aura pas de demande au Parlement concernant l’acquisition de drones de combat pendant cette législature » a-t-il déclaré au quotidien Rheinische Post le 10 avril dernier.
Pour rappel, l’Allemagne possède actuellement des drones de reconnaissance MALE Heron 1, fabriqués par l’industriel israélien IAI. Le contrat de location court jusqu’en 2014, mais selon certaines informations de l’hebdomadaire Der Spiegel, il pourrait être prolongé jusqu’en avril 2015.
En ce qui concerne les capacités futures, la situation est quelque peu similaire à la France : Le Spiegel rapporte que le CEMAA Karl Müllner se serait rendu en Israël afin de se faire présenter le Heron TP, mais le MQ-1 Predator de General Atomics serait également en lice.








