Pour sa nouvelle campagne ecoDemonstrator, Boeing s’est rapproché de Lufthansa et Rolls-Royce et a décidé de concentrer une grande partie de son attention du la réduction du bruit. L’avionneur a présenté le nouvel appareil qui permettra de réaliser les essais, un Boeing 787-9 destiné à Lufthansa et équipé de Trent 1000. La campagne se déroulera sur les mois de juillet et août.
L’avionneur met en avant la technologie « Next Generation Inlet ». Il s’agit d’un prototype d’entrée moteur d’une longueur réduite, ce qui permet d’utiliser une nacelle plus courte donc moins lourde et produisant moins de traînée. Cette entrée moteur sera également dotée de traitements acoustiques avancés, un nouveau revêtement acoustique expansé qui couvre une surface beaucoup plus importante de l’entrée.
Les partenaires vont également travailler sur des modifications des procédures de départ et d’arrivée, notamment des trajectoires de vol « Intelligent Operations », afin de réduire les nuisances sonores pour les riverains d’aéroports. Générées par des algorithmes à partir de multiples sources de données, elles permettront d’évaluer des techniques s’appuyant sur les équipements et les capacités existants des appareils, et tenant compte des contraintes du contrôle aérien, par exemple des contraintes d’altitude plus élevées et les approches en descente continue. Ainsi, il devrait être possible de déterminer des possibilités d’amélioration à la fois en matière de rendement énergétique et de réduction du bruit.
Les essais seront réalisés sur le site de Boeing à Glasgow, dans le Montana, qui est équipé d’un réseau de microphones au sol. Les chercheurs pourront ainsi quantifier le bruit perçu par la population lorsque le 787 survolera le réseau à basse altitude et à faible vitesse, puis étudier la source et l’amplitude du bruit émis par la cellule et les moteurs. Le Dreamliner adoptera diverses configurations lors des survols, en termes de réglage des volets, du train d’atterrissage et de la puissance des moteurs.
Des microphones seront également installés en cabine pour déterminer l’impact du « Next Generation Inlet » du point de vue des passagers.










