Il y avait déjà eu des avertissements de la part des industriels au cours de ces derniers mois, mais cette fois c’est un donneur d’ordre, et de surcroît le leader mondial des avions commerciaux qui monte à la charge. L’inauguration de la seconde ligne d’assemblage final dédiée à la famille A320neo à Toulouse a donné lieu à un véritable avertissement à destination du monde politique français, aussi bien pour ceux déjà en place, tant au niveau local qu’au sein du gouvernement, mais aussi pour ceux qui songent déjà aux élections de l’année prochaine.
Guillaume Faury, le président exécutif d’Airbus s’est ainsi montré particulièrement critique sur la compétitivité et les lourdeurs administratives propres à la France, alors que c’est « la compétitivité de nos produits, de nos avions, de nos services, mais c’est aussi la compétitivité des environnements dans lesquels nous opérons » qui permet aujourd’hui à Airbus de survivre face à la concurrence américaine, et un jour de celle de l’Asie. Morceaux choisis :









