Le salon de Dubaï se prépare à ouvrir ses portes le 8 novembre. Mais après l’euphorie de commandes de 2013, l’édition 2015 semble s’annoncer beaucoup moins tumultueuse. Les compagnies de la région ont déjà toutes bien rempli les carnets de commandes d’Airbus et de Boeing et leurs besoins sont couverts pour les années à venir.
Qatar Airways sera tout de même bien présente sur le salon, avec quatre avions en exposition. Mais Akbar Al-Baker a déjà prévenu qu’il ne fallait pas attendre de commande majeure de sa part. La compagnie attend en effet cinquante monocouloirs remotorisés (34 A320neo et 16 A321neo), ainsi que 143 long-courriers (A350, A380, Dreamliner et 777X).
Même chose du côté d’Emirates. Tim Clark a tué tout suspense dans l’œuf en clamant qu’il ne signerait aucun accord et qu’il ne prendrait aucune décision sur une acquisition d’A350 ou de 787, ni sur un éventuel A380neo. Ce qui éloigne également la perspective d’une annonce d’Airbus à ce sujet. La compagnie émiratie est toujours en train de réceptionner ses A380 (73 restent à livrer) et ses 777-300ER, en attendant l’arrivée de ses 150 777X.
Etihad est dans la même situation puisque 36 A320/A321neo et 158 long-courriers patientent dans les carnets de commandes des deux avionneurs. Et Flydubai a déjà assuré son avenir avec 75 Boeing 737 MAX.
Les choses pourraient bouger davantage du côté de Gulf Air, qui, bien qu’en attente de seize A320neo, seize 787-8 et dix CSeries, est en négociations avancées avec Airbus pour acquérir une cinquantaine d’appareils dans le but de renouveler sa flotte et d’assurer sa croissance. Les regards sont également tournés vers Saudia, qui a déjà dit son intérêt pour un gros voir très gros-porteur et hésite entre A380, 777-300ER et 777X. Elle envisage de plus une commande de monocouloirs.
Mais d’autres contrats sont attendus en provenance du reste du monde, de la part d’Ethiopian Airlines notamment qui pourrait signer pour quinze à vingt 777X.
Ray Conner, le président de Boeing Commercial Airplanes, avait expliqué que le rythme avait été tel lors du salon de 2013 qu’il allait nécessairement ralentir cette année. Par ailleurs, les carnets de commandes sont tellement pleins que les dates de livraison sont lointaines, incitant les compagnies aériennes à s’accorder davantage le temps de la réflexion. Bref, l’avionneur américain est lui aussi déjà préparé à vivre un salon sans euphorie.


