L’optimiste d’Alexandre de Juniac, PDG d’Air France-KLM, quant à la conclusion d’accords d’ici à début janvier 2016 avec l’ensemble des organisations syndicales représentatives des personnels ne semble pas partagé par tout le monde.
Dans un communiqué de presse au ton très accusateur, publié le 23 octobre, une intersyndicale formée par deux syndicats représentatifs des hôtesses et stewards (SNPNC-FO et UNSA PNC) estime qu’il est impossible de parvenir à un accord en un temps aussi limité : « Jamais l’Intersyndicale PNC ne s’est engagée à faire Perform et encore moins à finaliser des négociations fin décembre. L’Intersyndicale PNC a confirmé qu’elle était prête à entrer en renégociation de l’actuel Accord collectif qui continuera à produire ses effets jusqu’au 31 octobre 2016. Cette renégociation ne pouvant absolument pas aboutir en début d’année 2016. Pour mémoire, les négociations du dernier Accord collectif ont duré plus d’un an », écrivent les représentants syndicaux.
Les organisations professionnelles démentent toute reprise des négociations depuis le CCE mouvementé du 5 octobre dernier au cours duquel avait été annoncé un plan social de 2 900 suppressions de postes. « La rencontre du 14 octobre n’ayant été qu’une confirmation par la Direction de sa volonté d’imposer le plan Perform 2020 à tout prix », déclarent-ils.
Dans le cadre du déploiement de son plan d’économies Perform 2020, Air France a prévu de supprimer près de 1 000 emplois en 2016, sur un total de 2 900 emplois visés. Si les organisations syndicales et la direction de la compagnie parviennent à des accords de productivité, les emplois pourraient être sauvés en 2017, l’année qui « concentre l’essentiel des suppressions de postes envisagées », avait précisé le 18 octobre Alexandre de Juniac sur le plateau du « Grand Jury Le Figaro-LCI-RTL. »


