Les retards de certification du réacteur Silvercrest de Snecma bouleversent le programme Falcon 5X de Dassault Aviation. Le 22 octobre matin, le patron de l’avionneur français Éric Trappier a indiqué aux journalistes membres de l’AJPAE qu’il avait demandé aux usines du groupe ainsi qu’aux sous-traitants de freiner la production du nouveau jet d’affaires. Celle-ci ayant pris trop d’avance par rapport au moteur, qui subit actuellement une mise au point « non structurelle », a souligné M. Trappier.
Présenté pour la première fois au public le 2 juin 2015, le Falcon 5X aurait dû prendre les airs entre septembre et octobre. Les certifications EASA et FAA étaient, elles, attendues avant la fin 2016 et la mise en service en 2017. Ce calendrier, aujourd’hui remis en cause par les ennuis rencontrés par le Silvercrest, sera redéfini une fois que Dassault Aviation aura reçu les nouvelles dates communiquées par Snecma.
Le Falcon 5X est un appareil de la catégorie des avions à fuselage large à long rayon d’action. Le programme avait été dévoilé lors de la convention de la NBAA à Las Vegas en octobre 2013.
Tout roule pour le 8X
L’autre programme Falcon de Dassault Aviation, le 8X, considéré au sein du groupe comme étant « Le programme de rêve », tant il ne rencontre pas de problème, se dirige sans encombre vers ses certifications européenne et américaine qui devraient intervenir mi-2016.
Au 10 octobre, le programme, qui a pris les airs en février dernier, totalisait 153 vols et 315 heures de vol. Deux appareils (8X s/n 03 et 8X s/n 04) sont actuellement au centre de finition de Dassault Falcon à Little Rock (États-Unis). Le 8X s/n 04 est le premier avion de série à être livré à un client, dont le nom n’a pas été dévoilé.
Neuf autres appareils sont actuellement dans des phases variées d’assemblage à Mérignac. Les premières livraisons devraient intervenir dans la seconde moitié de l’année 2016.


