À l’issue de la « réunion de la dernière chance » hier, mercredi 30 septembre, Air France a annoncé l’échec des négociations avec le syndicat des pilotes de ligne, le SNPL. « Les nombreuses heures de discussion et de négociation, suivies de près par le président-directeur général d’Air France, n’ont pas pu aboutir, dans des délais raisonnables, à un accord permettant d’assurer la croissance et la compétitivité de la compagnie », s’est désolée dans une note la compagnie aérienne.
Les discussions portaient sur le plan de restructuration Perform 2020 et les efforts de productivité demandés aux pilotes. Parmi ceux-ci, une hausse des heures de vol sans augmentation de salaire ou encore la réduction du nombre de pilotes sur certaines destinations très long-courriers et long-courriers. À travers ses différentes propositions de productivité, la direction d’Air France souhaitait baisser les coûts liés aux navigants techniques de l’ordre de 17 % annuellement. Des efforts trop importants pour le SNPL, qui compare les efforts qui lui sont demandés par rapport à ceux déjà conclus entre KLM et ses pilotes (3,8 % de productivité annuelle durant trois ans).
Menace de licenciements secs
Malgré cet échec, les pilotes souhaitent revenir sur la table des négociations après le CCE du 5 octobre, à l’issue du duquel l’annonce d’un Plan B de licenciements secs pourrait intervenir. À cette même date, une « grève dure » est programmée sur appel de plusieurs syndicats de la compagnie.
Mais d’ici là vont se tenir deux conseils d’administration, celui d’Air France-KLM le 1er octobre et celui d’Air France le 2 octobre. La décision de réduire de 10 % le programme de vol long-courrier pourrait être prise, ce qui entraînera le licenciement de plus de 3 300 personnes, selon certaines organisations syndicales. Toutes les catégories de personnel devraient être touchées par ce plan social, y compris les pilotes.


