À son arrivée en France en 1978, Marcelle Nicol intègre un premier emploi dans le prêt-à-porter. Au bout de deux ans, en 1980, voyant qu’elle bricole souvent à la maison, elle décide d’intégrer l’industrie. Ce sera l’aéronautique. Sa seconde vie professionnelle débute chez Labinal (groupe Safran), à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) comme câbleuse. « J’y ai été formée de A à Z », raconte cette passionnée de mécanique.
Après six mois de formation suivis de quelques mois de travail supervisés par un formateur, Marcelle Nicol est « lâchée » en autonomie dans les ateliers où elle fabrique des câblages destinés notamment au Rafale, aux avions d’affaires Falcon de Dassault Aviation, ou encore à la fusée Ariane 5.
Aujourd’hui chez Zodiac Actuation Systems (groupe Zodiac Aerospace) à La Courneuve, elle officie tantôt comme monteuse, tantôt comme câbleuse. Âgée de 65 ans et originaire du Vietnam, elle est également formatrice auprès des intérimaires. Parmi les produits sur lesquels elle intervient, l’actionneur électrique pour sièges en classe affaires et première classe.
Chose rare dans l’industrie, les ateliers de câblage chez Zodiac Actuation Systems regorgent de femmes, 40 % au total. Le métier de monteur-câbleur attire beaucoup de femmes, car il s’agit d’un métier minutieux qui ne demande pas d’effort physique particulier.
Outre la minutie, cette fonction demande de la rigueur et de la logique. Pour devenir monteur-câbleur, trois parcours de formation existent. Le métier est accessible par CAP électronique ou encore électrotechnique, un BAC pro électronique ou électrotechnique et enfin un CQPM monteur-câbleur.
Le rôle du monteur-câbleur consiste à relier des fils de câbles à différentes pièces telles que des connecteurs, des cartes électroniques et des systèmes électromécaniques. Les principales techniques employées sont le brasage et le sertissage.


