Il ne manquait plus que leur approbation pour déployer Perform 2020 au sein de KLM. Les pilotes membres du syndicat représentatif VNV ont massivement (77 % des voix) donné leur feu vert à la signature du nouvel accord de productivité, dont les termes avaient été conclus en juillet dernier entre leurs représentants et la direction de la compagnie hollandaise.
Le texte prévoit notamment un gel des augmentations générales des salaires, des mesures permettant des gains de productivité et une hausse progressive de l’âge de départ à la retraite. Ainsi, les pilotes de KLM se sont engagés à travailler plus longtemps avec un âge de départ à la retraite qui passe de 56 à 58 ans et ont accepté un gel de leur salaire pour les trois prochaines années.
L’accord entre la direction de la compagnie et les navigants techniques court sur trois ans, de janvier 2015 à décembre 2017.
KLM avait déjà négocié des accords de productivité avec les syndicats de personnels au sol et du personnel navigant commercial. De durée plus courte — de janvier 2015 à mars 2016 pour les personnels de cabine et de janvier 2015 à juin 2016 pour les personnels au sol — les deux accords prévoient également un gel des augmentations générales de salaires, ainsi que des mesures de productivité, mais aussi des plans de départs volontaires.
Chez Air France, les négociations sont au point mort. Le syndicat national des pilotes de ligne, SNPL, doit décider ce jeudi s’il souhaite ou non négocier de nouveaux accords de productivité pour les prochaines années. Leur décision sera cruciale pour Air France. Car, s’ils refusent d’engager des négociations, Air France pourrait mettre en oeuvre sa menace de réduire de 10% son programme de vols long-courrier et de licencier.


