L’avion des métiers revient sur le salon du Bourget avec un nouveau look. Plus réaliste, la nouvelle maquette comporte un vrai fuselage avant d’un Airbus A320.
Autre particularité, l’avion est entièrement consacré aux métiers de production aéronautique, peu attractifs auprès des jeunes. Dans un contexte de montée des cadences de production sur l’ensemble des programmes d’avion, il est primordial pour les constructeurs, équipementiers et sous-traitants, surtout, de recruter à la hauteur de leurs besoins pour éviter tout retard de livraison. « Nous cherchons à recruter des jeunes gens et jeunes femmes qui souhaitent produire des avions, des satellites, des moteurs… », a encore martelé le président du Gifas Marwan Lahoud ce matin, à l’occasion d’une conférence de presse de présentation de la 51e édition du salon du Bourget. « Il faut leur donner envie », poursuit-il.
L’avion des métiers est l’un des dispositifs de la profession pour encourager les collégiens et lycéens, la relève de demain, à embrasser une carrière dans la production. Durant tout le salon, 60 professionnels, issus de 20 entreprises, vont se relayer sur 11 pôles pour présenter les 19 métiers de la production aéronautique et spatiale les plus recherchés (technicien de forge, chaudronnier, tourneur, rectifieur, peintre aéronautique, monteur câbleur…). Ils s’appuieront sur des pièces détachées de moteur, train d’atterrissage ou encore satellite pour rendre leur présentation plus concrète.
En complément de l’avion des métiers, l’habituel forum des métiers et des formations informera les jeunes et leurs parents sur les entreprises qui recrutent et les différents centre de formation dans l’Hexagone. Ce forum avait attiré en 2013 quelque 70 000 personnes visiteurs.
Cette année, l’industrie aéronautique et spatiale prévoit de recruter entre 8 000 et 10 000 personnes.


