Aux Maldives, les vacances ne commencent pas sur une île perdue dans l’océan couverte de villas sur pilotis ou au seuil de la plage. Elles débutent dès l’aéroport de Malé, lorsqu’on descend d’un gros-porteur climatisé pour rejoindre le terminal sous une chaleur étouffante. Passé le contrôle aux frontières, il faut aller s’enregistrer pour un dernier vol, les îles paradisiaques vantées par les magazines n’étant accessibles que par voie aérienne (ou au prix de longs trajets en bateau). Et ce vol, qui n’a rien de commun avec ceux que les vacanciers ont l’habitude de prendre, est assuré en Twin Otter par Trans Maldivian Airways.

L’enregistrement se fait à l’aéroport de Malé, à un petit guichet dos à la mer. Les bagages sont pesés – bagages à main compris puisque les restrictions de poids sont importantes : 20kg en soute et 5kg en cabine –, tagués (chaque resort ayant son propre code aéroportuaire) puis chargés dans une camionnette qui rejoint directement les terminaux de Trans Maldivian Airways, de l’autre côté de la piste. Les passagers, eux, suivent le même chemin, en bus.
Les installations de la compagnie à Malé sont rassemblées dans trois terminaux (A, B et C) abritant les salles d’embarquement mais aussi de nombreux salons (trois VIP et 23 salons accessibles uniquement aux résidents des resorts qui les mettent à disposition). Au salon de l’hôtel Sun Siyam Iru Fushi (code aéroport IRU), les passagers sont accueillis avec un jus de fruits et peuvent au choix s’installer sur les larges fauteuils / lits ou se restaurer au bar bien fourni.

Une dernière possibilité consiste à s’installer sur la terrasse avec vue sur la « piste ».

Vient l’heure d’embarquer.

Après avoir quitté la salle d’embarquement, les passagers cheminent sur l’embarcadère pour rejoindre le Twin Otter qui doit les emmener à leur hôtel. Les valises sont déjà chargées et l’équipage prêt à partir, revêtu de l’uniforme réglementaire : chemise, bermuda et tongs. Ces dernières étant visiblement facultatives.

Trans Maldivian Airways exploite la plus importante flotte d’hydravions au monde avec 45 Twin Otter, dont trois de série 400. La grande majorité d’entre eux est dotée d’une cabine de quinze places et leur activité principale est d’assurer des vols réguliers vers les îles-hôtels de l’archipel.

La « soute ». On peut distinguer une ouverture dans la paroi arrière, c’est ici qu’ont été placés les sacs à main.Les Twin Otter peuvent également réaliser des vols charters, des vols VIP – deux appareils sont aménagés d’une cabine de dix fauteuils en cuir, dans lesquels un service à bord est assuré et des casques réducteurs de bruit sont mis à disposition –, des excursions à la journée ou à la demi-journée et des vols pour les photographies aériennes. Enfin, ils peuvent, si besoin, assurer des missions d’évacuation médicale.
Les vols de transfert vers la soixantaine de resorts desservis durent entre 10 et 50 minutes. Réalisés à vue, ils sont toujours effectués de jour et sont très dépendants des conditions météorologiques. L’heure de décollage est donc toujours à confirmer la veille du vol.
Après une présentation succincte des règles de sécurité par le troisième membre du personnel navigant, les ventilateurs s’allument et le Twin Otter démarre.

Le roulage
Notre vol a duré 45 minutes. Une belle expérience qui se déroule dans un vacarme assourdissant et les vapeurs de kérosène – ce qui n’a pas eu l’air de déranger certains passagers, fatigués de leur voyage – avec une vue imprenable, notamment grâce à la faible altitude à laquelle vole le Twin Otter.


En approche finaleA peine le Twin Otter a-t-il amerri que le troisième PN sort de la cabine. Il passe l’intégralité du roulage sur le flotteur puis amarre l’hydravion au ponton où attend le comité d’accueil de l’hôtel.

L’appareil est immédiatement ravitaillé, sous la surveillance du commandant de bord.

Notre vol étant matinal, le Twin Otter est reparti dans la foulée – mais un voire deux appareils peuvent passer la nuit sur place. Il ne restait plus qu’à profiter du panorama depuis l’aéroport.










