Skymark n’a pas eu d’autre choix que de se protéger de ses créanciers. La compagnie japonaise a donc décidé de se placer sous la protection de la loi sur les faillites le 28 janvier. Elle indique avoir 603 millions de dollars de dettes.
Les difficultés financières de la compagnie ont plusieurs origines, de l’augmentation de ses coûts à la concurrence de Japan Airlines et All Nippon Airways ainsi qu’à celle, depuis 2012, de plusieurs nouvelles low-cost. Au-dessus d’elle plane également l’ombre d’un procès avec Airbus, occasionné par l’annulation d’une commande de six A380 par l’avionneur en raison de ses doutes sur la capacité de la compagnie japonaise à financer les appareils. Des dommages et intérêts de 2 milliards de dollars pourraient être demandés à Skymark.
Skymark a déjà pris des mesures de restructuration, en supprimant plusieurs routes non rentables comme toutes celles partant de Narita. Elle a également proposé à Japan Airlines et ANA de conclure des accords de partage de codes sur ses vols au départ de Haneda, les slots étant très prisés dans l’aéroport tokyoïte.
La compagnie japonaise exploite actuellement une flotte composée de 28 Boeing 737-800 et cinq A330-300 (en leasing). Elle attend cinq autres A330. Tous les appareils réalisent des vols domestiques. Elle avait envisagé de changer la donne avec ses A380, qu’elle voulait notamment affecter à la desserte des Etats-Unis.
Les actions de la compagnie seront retirées de la bourse de Tokyo le 1er mars. Par ailleurs, le président de la compagnie, Shinichi Nishikubo, a démissionné ; il sera remplacé par l’actuel directeur financier Masakazu Arimori.








