Les dés sont jetés. Silverjet a décollé de Londres le 25 janvier pour un vol entièrement configuré en classe affaires à destination de New York. Reprenant le modèle de MAXjet et Eos aux Etats-Unis, elle devient la première compagnie britannique à offrir ce genre de services.
Le Boeing B767-200ER ne comptant qu’une centaine de sièges s’est envolé de son terminal dédié à l’aéroport de Luton à 10h pour atterrir à Newark quelques heures plus tard. La liaison est proposée tous les jours. Mais Silverjet voit déjà plus loin et compte lancer une deuxième liaison quotidienne au mois de juillet puis une troisième d’ici la fin de l’année. Sans compter son projet, déjà à l’étude, de lancer d’autres routes long-courriers sur le même modèle.
La compagnie a en effet quelques atouts en sa faveur. Elle possède un terminal dédié dans l’aéroport londonien, un système de sécurité propre et garantit un embarquement en une demi-heure : pas de comptoir ni d’enregistrement bagages, le passager n’a qu’à se lover dans un fauteuil du salon de la compagnie et attendre de monter à bord. Il peut effectuer son enregistrement par téléphone ou par Internet et choisir alors sa place et son menu. S’il ne l’a pas fait avant de se rendre à l’aéroport, les agents de Silverjet viennent à lui et s’en occupent. Ils étiquettent également les bagages et proposent des rafraîchissements.

La cabine du B767 ne compte que cent sièges, la moitié du nombre en configuration classique. Le passager dispose ainsi d’un maximum de place. Les menus lui sont servis individuellement, à la main, les chariots ayant été bannis. Il peut également profiter d’un système de divertissement en vol. Le petit plus pour ces dames : une salle de bain réservée aux femmes.
Le siège peut se transformer en un lit plat de 190,5 cm. Dans le cadre des vols de nuit, les dérangements ont été considérablement réduits : les lumières restent éteintes durant l’intégralité du voyage, les annonces sont limitées voire inexistantes et les petits-déjeuners des autres passagers sont servis « sur la pointe des pieds ». Autant d’attentions et de discrétion que les voyageurs sauront apprécier.

