Ryanair continue son insolente success story. La low-cost irlandaise a publié un bénéfice de 1,088 milliard d’euros pour le premier semestre, en hausse de 37% par rapport à la même période de l’année dernière – le tout sans prendre en compte la revente de la participation dans Aer Lingus. Une performance qui s’accompagne d’une marge enviable de 27%, les tarifs ayant augmenté alors que les coûts unitaires hors carburant sont restés stables.
« Nous avons profité d’un été exceptionnel grâce une accumulation rare d’éléments favorables dont une livre sterling forte, une mauvaise météo dans le nord de l’Europe, des capacités stables dans l’ensemble de l’industrie et de nouvelles économies sur la partie non couverte de notre facture carburant », a expliqué Michael O’Leary, le CEO de la compagnie.
L’expansion de Ryanair n’est donc pas près de s’arrêter. Elle a prévu l’ouverture de quatre bases cet hiver et le lancement de 119 nouvelles routes. Sa croissance (en nombre de passagers) devrait être à deux chiffres dans plusieurs pays, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Italie et dans la péninsule ibérique. Elle s’appuiera sur la livraison de 38 nouveaux appareils.
Si Ryanair affirme manquer de visibilité pour son quatrième trimestre et reste prudente sur ses perspectives au second semestre, elle a révisé ses estimations de trafic pour l’année. Elle estime désormais qu’elle transportera 105 millions de passagers, au lieu des 104 millions prévus.









