Orly Sud et Orly Ouest appartiennent désormais au passé. Paris Orly travaille depuis plusieurs années à son renouveau, qui s’est déjà concrétisé par endroits, notamment avec l’ouverture de la jetée est (Orly sud) et l’extension du hall 1 (Orly ouest), et qui culminera en avril avec sa transformation en terminal unique. Cette semaine, l’aéroport vient de franchir une nouvelle étape avec la réorganisation de l’appellation de ses différents secteurs. Exit donc les mythiques Orly Sud et Orly Ouest, place à Orly 1, Orly 2, Orly 3 (bientôt) et Orly 4. Le Journal de l’Aviation était à Orly le 18 mars au soir pour assister à la transformation, en compagnie de Régis Lacote, le directeur de la plateforme.
La nuit du 18 au 19 mars est une étape importante dans la modernisation d’Orly, pourquoi ?
Ce qui se passe est l’aboutissement d’une ambition très forte pour Paris Orly, qui s’est concrétisée par la création de nouvelles installations, et en particulier un bâtiment de jonction entre Orly Ouest et Orly Sud. Une fois que nous avons ce bâtiment de jonction, nous avons un terminal unique. Dès lors, les appellations Sud et Ouest ne veulent plus rien dire. Il fallait trouver une nouvelle appellation. Ce terminal unique c’est Paris Orly, et il compte quatre secteurs – 1, 2, 3 et 4 – que nous révélons à présent. Cette nouvelle toponymie met en place un parcours qui se veut plus clair, plus intelligible. Ce soir, nous changeons les habitudes de nos passagers, de nos employés et notre système informatique.
Orly 1 regroupe les anciens halls 1 et 2, le hall 3 devient Orly 2, le bâtiment de jonction Orly 3 et Sud devient Orly 4. Pourquoi redécouper ainsi l’ancien Orly Ouest en deux zones ?
Quand on regarde l’infrastructure, le hall 1 et le hall 2 aujourd’hui sont très proches, avec des courants de trafic domestique, international, et notamment une compagnie comme Air France qui opère sur les deux. Finalement, c’est logique de créer un seul secteur qu’on appelle le secteur 1.
Quant à Orly 2, l’ancien hall 3, il verra l’essentiel du trafic international basculer dans le bâtiment de jonction. Dans ce secteur, nous retrouverons essentiellement easyJet. Et le hall 4 va disparaître au profit du secteur 2.

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Le bâtiment de jonction n’est pas encore opérationnel, même s’il a déjà été utilisé par Transavia l’année dernière. Quand sera-t-il mis en service ?
En effet, une section a été mise en service juste pour l’année 2018 mais elle a été refermée… pour mieux la rouvrir. Orly 3 sera mis en service le 16 avril. Il réalisera l’ambition du projet « Un nouvel envol » de créer un terminal unique, dans lequel les passagers pourront passer d’un secteur à l’autre sans sortir. Il couvre 80 000 m² et augmente les capacités de 3,5 millions de passagers.
Nous allons y redéployer du trafic qui est aujourd’hui dans certains halls très contraints, notamment l’international (par exemple LEVEL et Pegasus) et le secteur Outre-mer de l’ancien hall 3, ainsi que le trafic Schengen et international de Transavia (actuellement à Orly 4) et quelques dessertes de la Corse avec Air Corsica.
La transformation s’arrête-t-elle avec l’inauguration du bâtiment de jonction ?
Non, la fin du programme de modernisation sera marquée par la refonte du process international d’Orly 4, qui sera mise en service entre le printemps 2010 et l’été 2021. Un nouveau bâtiment de 50 000 m² est en construction, qui est accolé au bâtiment actuel l’Orly 4. Il augmentera les capacités de deux millions de passagers, abritera un trieur de bagages dernière génération, une salle d’embarquement plus grande, plus d’espace pour les contrôles sûreté et, à l’étage, des salons pour les compagnies aériennes.
Un autre changement moins visible du grand public a été opéré au début de l’année avec l’ouverture de l’APOC.
L’Airport Operation Center est la tour de contrôle de l’aéroport. Avant, il y avait sept PC disséminés dans l’aéroport, qui s’occupaient soit des accès soit des enjeux côté piste, des systèmes techniques… Là, nous n’en avons plus qu’un seul qui supervise l’ensemble des process. Cela va apporter plus efficacité puisque nous réunissons tous les experts, l’ensemble de nos métiers opérationnels, en un même lieu. Il fonctionne sous la conduite d’un décideur opérationnel qui va gérer l’activité au quotidien avec les équipes et, le cas échéant, prendre des décisions lorsqu’il sera confronté à des aléas d’exploitation (météo, panne). C’est là que les décisions sont prises pour revenir très rapidement d’un état d’exploitation dégradé à une situation d’exploitation nominale.
L’APOC est divisé en plusieurs process : le process technique qui supervise le fonctionnement des systèmes, des passerelles, escalators, ascenseurs, le chaud, le froid, l’eau, les trieurs de bagages ; Ie process avion qui gère l’affectation des postes avion et toutes les opérations côté piste ; le process passagers, l’accueil/information des clients, l’attente aux contrôles, les accès à l’aéroport ; la sûreté et la sécurité incendie.

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