Le responsable des recherches du vol QZ8501 d’Indonesia AirAsia a annoncé le 12 janvier que l’enregistreur des paramètres de vol (Flight Data Recorder) avait été retrouvé par les plongeurs et remonté à la surface. Il a été envoyé à Jakarta pour analyse. Le FDR se trouvait sous l’une des ailes de l’A320 et non plus dans la queue – qui a été remontée ce week-end.
Les recherches se poursuivent pour retrouver le second enregistreur, celui qui mémorise les conversations dans le cockpit (CVR).
Les enregistreurs auront un rôle-clef dans l’enquête qui doit déterminer les circonstances de l’accident survenu le 28 décembre alors que l’A320 réalisait la liaison Surabaya – Singapour avec 162 personnes à son bord. Mais les premières interprétations plus ou mois fiables ont déjà commencé à circuler. L’agence météorologique indonésienne indique que les conditions ont pu être un facteur déclenchant de l’accident en raison de la présence d’une zone orageuse que l’équipage souhaitait éviter. Par ailleurs, l’un des enquêteurs estime que l’appareil a pu se disloquer avant de toucher la surface de la mer, par exemple à la suite d’une explosion due à la pression de la cabine.
Après avoir découvert que le vol n’aurait pas dû avoir lieu en raison de l’absence de permis d’Indonesia AirAsia pour opérer la ligne entre Surabay et Singapour le dimanche, les autorités indonésiennes ont renforcé leur surveillance sur les compagnies du pays. Le 9 janvier, elles ont interdit une soixantaine de vols de cinq compagnies pour la même raison : avoir réalisé des vols certains jours où elles n’avaient pas de licence. Lion Air est la principale touchée mais Garuda est également concernée. Des mesures similaires avaient déjà été prises à l’encontre d’AirAsia.






