• SE CONNECTER
S'ABONNER
Le Journal de l'Aviation
  • Industrie aéronautique
  • Transport aérien
  • MRO & Support
  • Défense
  • Emploi & Formation
No Result
Voir tous les résultats
Le Journal de l'Aviation
  • Industrie aéronautique
  • Transport aérien
  • MRO & Support
  • Défense
  • Emploi & Formation
No Result
Voir tous les résultats
Le Journal de l'Aviation
 

Le Journal de l'Aviation » Les Interviews » Pegasus ne cède pas aux vents contraires

Pegasus ne cède pas aux vents contraires

Emilie Drab Emilie Drab
10 novembre 2016
dans Les Interviews, Transport aérien
Burcu Alin

Burcu Alin

Le transport aérien turc souffrait du contexte au Moyen-Orient depuis plusieurs mois quand sont survenus l’attentat à l’aéroport d’Istanbul puis la tentative de coup d’état en pleine saison haute. Si ces événements ont donné un coup de frein à la croissance du secteur et notamment de Pegasus, celle-ci se poursuit malgré tout. Burcu Alin, directrice des ventes de la low-cost turque, et Sibel Karaman, directrice des ventes adjointe responsable des relations avec l’IATA, nous expliquent pourquoi puis Sanli Ture, directeur des ventes pour le charter, nous apporte un éclairage spécifique sur cette activité.

Comment expliquez-vous le succès de Pegasus ?

Pegasus a transporté 22,34 millions de passagers en 2015 et 13,46 millions sur le premier semestre 2016, en progression de 8,8%. Au premier trimestre, nous avons enregistré une croissance à deux chiffres, de 18,6% en nombre de passagers et de 19% en chiffre d’affaires, une croissance impressionnante qui se poursuit depuis que nous avons adopté un modèle low-cost en 2005. Nous étions les premiers en Turquie et nous y avons révolutionné le secteur aérien en offrant des vols à des tarifs accessibles, avec une qualité de service élevée, des investissements dans une flotte neuve et la technologie, en assurant d’excellentes connexions. Notre succès s’explique aussi par notre positionnement géographique central. Nous sommes basés à Istanbul, ce qui nous donne l’opportunité extraordinaire de transporter des passagers entre les continents.

Quelles sont les conséquences de la situation au Moyen-Orient et des événements de cette année en Turquie et en Europe sur l’activité et les projets de Pegasus ?

Cela n’a pas été une période facile mais nous avons décidé de continuer normalement les opérations et de maintenir les projets que nous avions faits avant l’été. Rien n’a été remis en question. Notre croissance restera la même, en termes de réseau et de flotte : nous nous développons en Europe, en Asie centrale, au Moyen-Orient et allons même jusqu’en Inde avec notre filiale Air Manas.

Bien sûr, nous avons accusé un ralentissement en juillet mais depuis la fin du mois de juillet, le trafic est reparti et reste plus important que l’année dernière. Nous nous attendons quand même à une baisse du nombre de passagers européens vers la Turquie. C’est pourquoi nous avons de vastes campagnes de promotion et nous essayons de promouvoir autant que possible notre réseau international.

Pourquoi avoir choisi Airbus alors que la flotte était tout Boeing ?

Airbus nous a fait une très bonne proposition et l’efficacité en termes de consommation carburant a été décisive. Nous avons commandé 100 A320neo en décembre 2012 [57 A320neo, 18 A321neo et 25 options, ndlr]. Aujourd’hui, nous avons 77 appareils dont seize Airbus, parmi lesquels quatre A320neo. Nous avons été opérateur de lancement de l’A320neo motorisé par le LEAP. L’objectif est que la flotte devienne tout Airbus en 2024.

La congestion à Sabiha Gokçen vous pose-t-elle problème ?

Depuis 2005, Sabiha Gokçen et Pegasus ont grandi ensemble. Mais aujourd’hui l’aéroport accueille 28,1 millions de passagers et il n’a qu’une seule piste donc il n’est pas utilisé au maximum de son potentiel. La capacité de la piste n’est pas non plus utilisée efficacement et nous demandons une révision des procédures, qui ne permettent d’accueillir que 32 mouvements par heure. La capacité pourrait être augmentée de 50% avec une réduction des altitudes d’approche – l’altitude d’approche minimale pour Atatürk est de 3 miles et pour Sabiha Gokçen de 8 miles – et avec des taxiways où une vitesse accrue serait permise. Elle pourrait être doublée avec une seconde piste.

Nous sommes donc un petit peu à l’étroit dans notre base donc nous attendons l’ouverture du troisième aéroport pour que cela libère de la place. En revanche, nous ne prévoyons pas d’y emménager. En attendant, nous regardons actuellement dans quelle mesure nous pouvons augmenter nos opérations dans d’autres bases en Turquie.


Sanli Ture, directeur des ventes de Pegasus pour l’activité charter © Pegasus Airlines

Sanli Ture a de son côté accepté de nous parler de l’activité charter, où les difficultés sont plus structurelles.

Comment se porte votre activité charter cette année ?

Cette année a été très difficile pour la Turquie. Les attentats en Europe et la tentative de coup d’état ont très fortement affecté notre activité charter. Il y a eu plus d’annulations que prévu et cela a concerné l’ensemble du réseau, pas seulement quelques destinations. Le secteur touristique a diminué de 20% en Turquie. Cela a affecté le tourisme de la France de presque 25-30% par rapport à l’année précédente.

En ce qui concerne la Russie, qui est l’une de nos destinations les plus importantes, nous avons également été très affectés par la catastrophe du Sinaï et les tensions politiques qui ont entraîné la suspension des vols pendant une très longue durée. Nous avons pu les relancer au début du mois d’août et l’activité est bien repartie mais bien sûr nous n’atteindrons pas les objectifs que nous nous étions fixés en début d’année.

Quelle est l’ampleur de la saisonnalité ?

Elle est différente selon les pays. Pour la Russie, la saison s’étend d’avril à août. Pour la France c’est moins long, les TO limitent la collaboration charter à juillet et août. C’est difficile pour nous de mobiliser un avion pour une si courte période, donc nous essayons de les louer à l’extérieur pendant la saison basse.

En France, le charter est en grande difficulté depuis quelques années. Qu’en est-il en Turquie ?

Il est vrai que, par principe, les Français ne prennent pas beaucoup les charters et préfèrent prendre des low-cost, qui ont une offre abondante. Donc nous n’avons pas prévu beaucoup de vols charters vers la France ces quatre ou cinq dernières années et nous nous sommes positionnés plus fortement avec l’activité low-cost.

Mais dans l’ensemble, l’activité charter n’est plus la même qu’il y a dix ans. Chaque année, nous perdons de la capacité sur le charter au profit des services réguliers car les compagnies opèrent davantage de services réguliers vers des destinations loisirs qu’il y a dix ans. Les tour-opérateurs ne veulent plus opérer des vols tout charter pendant toute une saison mais préfèrent réserver un certain nombre de sièges sur les vols réguliers : ils disposent d’une offre plus importante et prennent moins de risques. Ce n’est pas difficile uniquement pour la France et la Turquie mais pour toute l’Europe. C’est comme cela au Royaume-Uni, aux Pays-Bas ou en Allemagne. En revanche, il y a des pays qui ont développé très fortement leur activité charter vers la Turquie, comme la Pologne. L’offre de vols réguliers est très limitée en Pologne donc les TO peuvent assurer une pleine capacité sur les full-charter.

Je suis sûr que l’activité charter va continuer mais ce ne sera pas facile. Nous ne nous attendons pas à retrouver les capacités de ces dernières années, elles vont se réduire de plus en plus à l’avenir.

LA NEWSLETTER QUOTIDIENNE

L'essentiel de l'actualité aéronautique directement dans votre messagerie.

Désabonnement à tout moment grâce au lien de désinscription en bas des e-mails. Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Merci de vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire de messages indésirables pour confirmer votre inscription à nos newsletters.

Mots clés : Pegasus

À lire également

Photo Copyright Air India

Air India nomme Tewolde Gebremariam, ex-patron d’Ethiopian Airlines, au poste de directeur général

7 août 2026

Air India a nommé Tewolde Gebremariam directeur général exécutif, en remplacement de Campbell Wilson. La...

Copyright easyJet

La compagnie easyJet sera rachetée par le fonds américain Apollo

6 août 2026

Apollo Global Management va acquérir la compagnie low-cost britannique easyJet sur la base d’une valorisation...

Le premier Boeing 777-9 initialement destiné à Lufthansa en assemblage final à Everett en février 2019. Photo Rolf Bewersdorf / Lufthansa

Après Emirates, Lufthansa va aussi refuser certains Boeing 777-9 déjà assemblés

6 août 2026

Lufthansa n'acceptera pas certains des premiers Boeing 777-9 assemblés qui lui étaient initialement destinés. Lors...

© Brussels Airlines

Brussels Airlines renonce à une partie de ses capacités pour 2027

6 août 2026

Brussels Airlines choisit de jouer la prudence. Après un premier semestre difficile, qui a vu...

© Airbus

Atlas Air Worldwide a bouclé sa prise de participation dans Air Atlanta

6 août 2026

Atlas Air Worldwide a finalisé son investissement stratégique dans Air Atlanta, en prenant une participation...

L'actualité aéronautique en continu

Airbus a déjà franchi le cap des 1000 avions commerciaux vendus cette année

7 août 2026

Air India nomme Tewolde Gebremariam, ex-patron d’Ethiopian Airlines, au poste de directeur général

7 août 2026

La compagnie easyJet sera rachetée par le fonds américain Apollo

6 août 2026

Après Emirates, Lufthansa va aussi refuser certains Boeing 777-9 déjà assemblés

6 août 2026

Brussels Airlines renonce à une partie de ses capacités pour 2027

6 août 2026

Avis d'Appel à Candidature

ANGERS LOIRE METROPOLE : DSP gestion et exploitation de l’aéroport Angers Loire 2028-2035

15 juillet 2026

La sélection de la rédaction

Photo Copyright Le Journal de l'Aviation - tous droits réservés

Airbus a bien retrouvé sa vitesse de croisière, un second semestre qui s’annonce très fort pour ses avions commerciaux

30 juillet 2026
© Alain Leduc pour le Groupe ADP

Le groupe ADP s’entend avec l’Etat sur le CRE mais révise ses prévisions

30 juillet 2026
Toute la famille 737 MAX devrait être certifiée d'ici la fin de l'année. © Boeing

Boeing toujours en perte mais le redressement se poursuit

29 juillet 2026
Photo : Wang Jiliang / COMAC

Le C919-600, équivalent chinois de l’A319 d’Airbus, a réalisé son premier vol

29 juillet 2026
Photo copyright Dassault Aviation - A. Paringaux

Dassault Aviation : des résultats semestriels records et quelques moins bonnes nouvelles

23 juillet 2026
  • Qui sommes-nous ?
  • Nous contacter
  • Partenaires
  • Mentions légales
  • CGV
  • Politique de confidentialité
  • Cookies

Copyright © 2025 LE JOURNAL DE L'AVIATION - tous droits réservés - Le Journal de l'Aviation, média français de référence couvrant l'actualité de l'industrie aéronautique, l'aviation commerciale, l'aviation d'affaires, les services MRO et après-vente, le financement et la location d'aéronefs civils, l'aéronautique de défense et l'industrie spatiale. Toute reproduction, totale ou partielle et sous quelque forme ou support que ce soit, est interdite sans autorisation écrite spécifique du Journal de l’Aviation.

ESPACE ABONNÉ

Connectez-vous pour avoir accès à tous les articles payants du Journal de l'Aviation.

Mot de passe oublié ?

Mot de passe oublié

Veuillez saisir votre identifiant ou adresse e-mail. Vous recevrez un lien par e-mail pour créer un nouveau mot de passe.

SE CONNECTER
Le Journal de l'Aviation se soucie de votre vie privée
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’utilisateur.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Gérer les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
No Result
Voir tous les résultats
  • SE CONNECTER
S'ABONNER
  • Toute l’actualité aéronautique
  • Industrie aéronautique
  • Transport aérien
  • MRO & Support
  • Défense & Espace
  • Emploi & Formation
  • Décarbonation de l’aviation
  • Les Éditos
  • Les Focus
  • Les Interviews
  • Les Reportages
  • Les Podcasts
  • Le Prix des Femmes de l’Aéro & du Spatial

Copyright © 2025 LE JOURNAL DE L'AVIATION - tous droits réservés - Le Journal de l'Aviation, média français de référence couvrant l'actualité de l'industrie aéronautique, l'aviation commerciale, l'aviation d'affaires, les services MRO et après-vente, le financement et la location d'aéronefs civils, l'aéronautique de défense et l'industrie spatiale. Toute reproduction, totale ou partielle et sous quelque forme ou support que ce soit, est interdite sans autorisation écrite spécifique du Journal de l’Aviation.