La situation d’Air Berlin ne s’arrange pas. La compagnie aérienne allemande a publié pour le troisième trimestre un EBIT de 75 millions d’euros, en baisse de 35% par rapport à la même période de l’année dernière. Elle s’attend également à publier une perte de plus de 350 millions d’euros cette année. Une nouvelle phase de restructuration doit donc être lancée.
Air Berlin a pour objectif d’améliorer ses résultats de 400 millions d’euros d’ici 2016, par la réduction de ses coûts et l’amélioration de la productivité, par la restructuration de son réseau et par une augmentation de ses recettes et une meilleure pénétration du marché.
Plusieurs mesures ont déjà été prises. En ce qui concerne le réseau, Air Berlin se renforce sur ses marchés-clefs, avec l’objectif de rester leader à Berlin, Düsseldorf et Palma. En parallèle, elle a suspendu ses liaisons non rentables. Au total, les capacités ont été réduites de 5%.
La transformation est également engagée sur la flotte. Le moyen-courrier est en pleine transition pour passer d’une flotte mixte à une flotte tout-Airbus d’ici fin 2016. Air Berlin attend dix A321, va acquérir de nouveaux A320 et doit en récupérer quatorze autres auprès d’une compagnie européenne. C’est dans cette optique qu’elle a annulé une commande de 18 Boeing 737, ainsi que de 15 787. Elle conservera en effet ses A330 sur le long-courrier, leurs contrats de leasing ayant été renégociés.
Les effectifs vont quant à eux encore diminuer. Dans le cadre de « Turbine », 850 postes avaient déjà été supprimés pour éviter les redondances. A ceux-là vont s’ajouter 200 autres, dans l’administration et au sol.
Par ailleurs, la compagnie allemande a indiqué qu’elle souhaitait étendre ses accords de partage de code, notamment avec ses partenaires dans oneworld.








