Alors que s’achevait le cinquième jour de grève de ses pilotes scandinaves, Norwegian a annoncé le 5 mars qu’elle allait réorganiser la structure qui les emploie et la scinder en trois entités. Les pilotes seront désormais dépendants d’une entité spécifique dans leur pays d’embauche, avec les mêmes droits et conditions de travail qu’aujourd’hui : Pilot Services Norway, Pilot Services Sweden et Pilot Services Denmark.
Cette décision va totalement à l’encontre de la principale revendication des pilotes. Actuellement employés par Norwegian Air Norway qui vend leurs services à Norwegian Air Shuttle (NAS), ils souhaitaient se rapprocher de leur maison-mère réelle, NAS. Ils y voient dans cette revendication le moyen de se prémunir de la menace de perdre leurs emplois au profit d’une filiale moins chère (comme celle en Irlande).
Or, la direction s’y oppose catégoriquement, expliquant que l’augmentation des charges serait trop importante pour la structure. Après une année 2014 plutôt mauvaise, elle cherche justement à réduire ses coûts et augmenter sa flexibilité.
Un mouvement de grève a été lancé le 1er mars après l’échec des négociations. Initialement, 70 pilotes, principalement norvégiens, y participaient. Désormais, la grève est massive et est suivie par 650 PNT. « La compagnie souffre et jusqu’à présent plus de 100 000 passagers ont été affectés », indique-t-elle dans un communiqué. Pour limiter au maximum les annulations, elle a affrété des vols auprès d’autres compagnies – parmi lesquelles SmartLynx, White Airlines, Euro Atlantic Airways, Danish Air Transport ou Jet2, indique l’European Cockpit Association.
Avec le transfert des pilotes dans trois entités, Norwegian doit espérer affaiblir le mouvement. Les négociations reprendront désormais dans chacune des entités.









