Les difficultés politiques que traverse le Liban n’empêcheront pas MEA de croire en son avenir. C’est le message qu’a voulu faire passer son Président Mohammad Hout le 27 juin lorsqu’il a annoncé l’accord conclu avec la Frasabank pour financer l’acquisition de deux Airbus A320 neufs.
Le plan de flotte de Middle East Airlines ne s’arrête pas là. La compagnie libanaise exploite aujourd’hui neuf appareils, trois A330 et six A321 (photo), un nombre qu’elle veut rapidement porter à quatorze. Comme elle a prévu d’en rendre trois (exploités en leasing), elle compte en acquérir huit au total, parmi lesquels se trouvent quatre A320 et un quatrième A330 qui ne lui a pas encore été livré. Quatre d’entre eux seront financés par la Banque Audi. Les négociations pour les deux derniers appareils sont en cours. Les livraisons devraient avoir lieu en 2008 et en 2009.
Cette expansion de la flotte permettra à MEA d’accroître ses fréquences sur les routes les plus importantes. Ainsi, la liaison entre Beyrouth et Paris devrait être gratifiée de trois rotations quotidiennes. Dubaï, Le Caire, Riyad et Jeddah devraient être desservies deux fois par jour et Francfort quotidiennement. Deux nouvelles destinations sont également envisagées, l’une vers Moscou, l’autre vers le Soudan.
Cependant, cet optimisme face à l’avenir semble déplacé au regard de l’insécurité qui règne au Liban aujourd’hui. Mais Frasabank reste persuadée que les voyageurs du Golfe vont continuer à se rendre dans le pays méditerranéen. Mohammad Hout rappelle quant à lui que la demande avait été en constante croissance durant deux ou trois ans avant le conflit entre Israël et le Hezbollah l’été dernier. Enfin, malgré le bombardement des pistes de l’aéroport de Beyrouth et la chute du tourisme, la compagnie aurait réussi à dégager environ 20 millions de dollars de bénéfices en 2006.
