Une nouvelle zébrure a éclaboussé d’orange le ciel sud-africain. Mango Airlines a réalisé son vol inaugural le 15 novembre entre Johannesburg et Le Cap. La compagnie low-cost, liée à South African Airways (SAA), a débuté sa journée aux aurores et décollé de la plus grande ville d’Afrique du Sud dès 5h45.
Mango Airlines exploite des Boeing B737-800 dotés de Blended Winglets, très utiles sur un aéroport comme OR Tambo International puisqu’il est situé à haute altitude (1680m) et que l’air y est chaud. Aménagés en configuration monoclasse avec trois sièges en cuir de chaque côté du couloir, les B737NG peuvent transporter jusqu’à 186 passagers. Les appareils proviennent de la flotte de SAA, à laquelle ils sont loués et qui assure également leur maintenance.
La compagnie n’officie pour le moment que sur deux routes. La première liaison, entre Johannesburg et Le Cap, est réalisée quatre fois par jour. La seconde, entre Johannesburg et Durban, bénéficie de deux vols quotidiens. Mais dès le 1er décembre, la jeune low-cost devrait également introduire deux liaisons hebdomadaires sur les routes Bloemfontein – Le Cap et Bloemfontein – Durban, ainsi que cinq vols par semaine entre Le Cap et Durban. La compagnie devrait alors exploiter quatre monocouloirs de Boeing.
Mango Airlines est une compagnie qui se veut indépendante de SAA. Cependant les liens de la low-cost avec le transporteur national qui l’a créée ont déjà soulevé les protestions des compagnies concurrentes 1time, Nationwide mais surtout Kulula.com. Après le lancement officiel de Mango le 30 octobre et la mise en vente de ses billets, Kulula.com a déclaré la guerre à Mango et abaissé ses prix d’accroche à moins de 24 dollars, la contraignant à suivre le mouvement. Selon les low-cost, la compagnie à la livrée orange ne pourra pas maintenir ses tarifs à ce niveau très longtemps, à moins qu’elle ne profite des taxes payées par les passagers de SAA et pratique donc de la concurrence déloyale. Malgré un record de vente de 150.000 billets électroniques la première semaine de son lancement, l’avenir de Mango Airlines ne s’annonce peut-être pas aussi sémillant que le laisse présager la livrée de la compagnie.










