L’Union européenne a de nouveau mis à jour sa liste noire de compagnies aériennes. Deux grandes modifications y ont été apportées : Air Astana en est sortie mais Iraqi Airways y a fait son entrée. La Thaïlande, bien que sous surveillance, n’a pas été sanctionnée « pour le moment ».
Si la Commission estime toujours que les autorités du Kazakhstan n’exercent pas une surveillance assez poussée de leurs compagnies aériennes, elle a toutefois jugé qu’Air Astana sortait du lot. La compagnie, qui était sujette à des restrictions pour ses opérations vers l’Europe depuis 2009, a donc quitté la liste noire, se libérant en même temps des entraves qui limitaient ses opérations vers le territoire communautaire. La levée tombe à point nommé : la compagnie a acquis onze appareils de la famille A320neo pour renouveler sa flotte, notamment des A321neoLR pour remplacer ses Boeing 757.
En revanche, les inspecteurs européens sont préoccupés des problèmes de sécurité au sein d’Iraqi Airways et ont donc décidé de bannir complètement la compagnie aérienne.
L’Europe a également tenu à préciser sa position vis-à-vis de la Thaïlande. Les autorités du pays ont été rétrogradées par l’OACI en juin puis par la FAA le 1er décembre en raison de lacunes dans la supervision des compagnies aériennes thaïlandaises – les compagnies se sont multipliées sans que les effectifs de la direction de l’aviation civile progressent, rendant difficile une surveillance adaptée à l’essor du transport aérien. La Commission a choisi de ne pas sanctionner la Thaïlande mais souligne que cette décision est temporaire et qu’elle pourrait ajouter « un ou plusieurs transporteurs » à sa liste qui la situation le requiert.









