L’Union européenne a décidé de mettre en place de nouvelles règles concernant le suivi des aéronefs. Les textes d’application seront progressivement publiés par l’agence européenne de sécurité aérienne (EASA) et permettront d’améliorer le suivi et la localisation des appareils « de grande capacité », c’est-à-dire de plus de 19 places ou de plus de 27 tonnes pour les avions passagers et de plus de 45,5 tonnes pour les avions cargo.
Ainsi, tous les appareils devront être équipés d’un système de suivi. Par ailleurs, tous les appareils neufs devront être dotés « de moyens automatiques fiables » pour localiser le point de fin de vol en cas d’accident, dans le but d’empêcher toute disparition s’il survient une perte des moyens de communication et de la trajectoire de vol.
Enfin, les enregistreurs de vol devront être améliorés. Trois grandes modifications leur seront apportées : un renforcement de la protection du CVR (enregistreur de conversations), l’augmentation de la durée d’enregistrement de deux à 25 heures et de nouvelles balises avec une durée d’émission plus longue.
Présentant ces règles, la commissaire européenne pour les Transports Violeta Bulc s’est appuyée sur les catastrophes des vols AF447 et MH370 pour justifier ce renforcement du suivi, par ailleurs très attendu depuis les deux accidents et particulièrement depuis la disparition du Boeing 777-200ER de Malaysia Airlines. « Le grand public ne peut pas comprendre que les avions ne soient pas suivis en permanence, quel que soit leur itinéraire. Les règles adoptées aujourd’hui visent à remédier à cette lacune. »
Dans ce même cadre, l’Union Internationale des Télécommunications, entité de l’ONU, a décidé en novembre de permettre aux satellites de recevoir les signaux envoyés par les balises ADS-B installées dans les avions. Celles-ci ne transmettent actuellement que vers les stations de réception terrestres, ce qui empêche le suivi au-dessus des océans ou des zones polaires par exemple. Le système doit être déployé d’ici la fin de l’année prochaine.









