Le transport aérien au Moyen-Orient est toujours aussi ambitieux. Après les annonces d’expansion voire de construction de nouvelles plateformes chez ses très proches voisins à Dubaï, Abou Dhabi, au Qatar et au Koweït, le sultanat d’Oman suit la tendance. Il a gratifié ADPI, la filiale d’architecture et d’ingénierie d’Aéroports de Paris, d’un contrat de quatre ans et 20 millions de dollars le 11 décembre.
ADPI va être chargé du pilotage et de la gestion du développement de deux aéroports dans le sultanat : celui de Seeb, à Mascate, et celui de Salaalah, dans le sud du pays arabe. A Mascate, un nouveau terminal va être érigé afin que la capacité d’accueil de l’aéroport atteigne 12 millions de passagers. Sa construction s’accompagnera de celle d’une nouvelle piste, une nouvelle tour de contrôle, de nouvelles installations cargo et de nouveaux hangars de maintenance. Quant à la plateforme de Salaalah, c’est le développement de l’activité cargo qui y sera privilégié. Cependant, un terminal de 2 millions de passagers y sera édifié. Le tout devra être opérationnel en 2010.
Le dernier pays du Golfe à avoir annoncé une expansion de son aéroport était Bahreïn, le 29 novembre dernier. Le royaume a engagé 334 millions de dollars pour doubler la taille de son terminal de Manama, le porter à 125.000m² et le doter d’une capacité de 15 millions de passagers. Ainsi, il passera de 46 à 64 aires de stationnement, dont quatorze au contact, au lieu de sept aujourd’hui. Parmi elle, une pourra recevoir l’Airbus A380.
Cet agrandissement, qui devrait être achevé en 2010, devrait contenir le flux de passagers jusqu’en 2015, si la croissance du transport aérien à Bahreïn garde son taux de croissance de 15% par an. Alors, de nouveaux projets verront le jour pour porter la capacité de la plateforme à 22 puis 45 millions de passagers.
Les deux aéroports où officie encore Gulf Air sont donc en train de s’étendre. Pourtant, la compagnie pourrait bien connaître un nouveau revers venant cette fois d’Oman Air. La compagnie nationale du sultanat serait en effet en train d’envisager une expansion rapide de son réseau. Selon le site Internet de la revue ATW, elle souhaite en effet lancer ses propres destinations long-courriers à partir de l’automne 2008 en louant des Boeing B767-300ER ou -400ER. Or les rares dessertes qu’elle propose actuellement sur ce secteur sont en partage de code avec Gulf Air. Celle-ci avait commencé ses opérations en unissant sous sa livrée quatre pays du Golfe. Après avoir été abandonnée par le Qatar puis Abou Dhabi, le royaume de Bahreïn va peut-être se retrouver seul à soutenir sa compagnie.










