La présentation encore imprécise du plan Perform 2020 par Air France provoque ses premiers remous. Le SNPL Air France ALPA, par la voix de Jean-Louis Barber, a confirmé son appel à la grève en septembre, craignant que la restructuration du moyen-courrier de la compagnie ne se fasse au détriment des pilotes.
« M. de Juniac nous explique aujourd’hui que notre avenir ne tiendrait qu’à de nouveaux efforts, assortis d’une externalisation du court/moyen-courrier », regrette le président du syndicat de pilotes de ligne. Celle-ci passera « au mieux par Transavia Hollande en créant un système de bases européennes avec contrats locaux, au pire en rachetant une low-cost européenne qui viendra peu à peu piller le marché France point à point depuis l’extérieur. »
Concernant Transavia France, le SNPL rappelle que la limite de quatorze appareils fixée lors de la création de la low-cost avait été atteinte. « Mais cela ne semble pas soucier outre mesure nos managers. » En effet, Air France-KLM prévoit d’augmenter la flotte à 24 appareils à l’été 2015 puis 29 à l’été 2016, des objectifs déjà ambitieux et qui ne devraient pas s’arrêter là, selon les promesses d’Alexandre de Juniac, le PDG du groupe Air France-KLM. Selon le SNPL, « Air France aurait d’ores et déjà commandé sept 737-800 pour Transavia. »
Les craintes du SNPL portent donc sur le point-à-point européen. L’alimentation du hub doit en effet continuer de s’effectuer sous marque Air France (ou HOP!) pour assurer une continuité de services entre les vols moyen-courrier et long-courrier.









