Bien que la direction d’Aer Lingus ait tenu à souligner de nouveau les avantages de la proposition de rachat d’IAG lors de la présentation de ses résultats annuels, le gouvernement irlandais campe sur sa position. Il n’approuvera pas l’offre et ne cèdera donc pas ses 25,1% de participation si le groupe hispano-britannique n’apporte pas davantage de garanties.
Parmi les points litigieux détaillés le 24 février, l’emploi. IAG a proposé d’investir dans de nouveaux appareils pour Aer Lingus, de nouvelles routes et indiqué que son offre présentait un potentiel de création d’emplois. Le gouvernement irlandais rétorque que le groupe a également parlé d’une nécessaire rationalisation et demande donc plus de détails sur l’impact sur l’emploi, notamment la date à partir de laquelle des créations nettes de postes sont à attendre.
Par ailleurs, IAG s’est engagé à ne pas s’approprier les slots d’Aer Lingus à Londres Heathrow sans l’accord du gouvernement irlandais et à continuer d’utiliser ces créneaux pour des routes vers l’Irlande. Il a également accepté de maintenir les fréquences actuelles d’Heathrow vers Shannon et Cork pour cinq ans. Une échéance jugée trop courte pour le ministère des Transports.
IAG a présenté une offre de rachat à Aer Lingus à la fin du mois de janvier à 2,55 euros par action, valorisant la compagnie irlandaise à 1,36 milliard d’euros. Le plan d’intégration prévoit le maintien d’Aer Lingus comme une entité indépendante mais qui pourrait profiter d’économies d’échelle, réintégrer oneworld et faire partie de la coentreprise transatlantique de British Airways.









