Inquiet de la progression de l’épidémie d’Ebola en Afrique, le gouvernement français a appelé ses ressortissants le 1er août à suspendre tout projet de voyage dans les pays dans lesquels des cas sont avérés, sauf raison impérative. Quatre pays sont concernés : la Guinée (foyer principal), la Sierra Leone, le Liberia et le Nigeria.
Si Médecins Sans Frontières a déclaré l’épidémie « hors de contrôle », l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) « ne recommande pas que des restrictions aux voyages ou aux échanges commerciaux soient imposées à la Guinée, au Liberia ou à la Sierra Leone sur la base des informations actuellement disponibles ». En revanche, en coordination avec l’OACI et l’IATA, elle envisage des révisions des dispositions relatives à l’inspection/filtrage des passagers.
Certaines compagnies aériennes ont toutefois pris des mesures, comme Emirates qui a suspendu ses vols vers Conakry. Asky quant à elle a annoncé la suspension temporaire de ses vols vers Freetown et Monrovia et de son approvisionnement en nourriture à Conakry. Par ailleurs, elle fait ausculter tous ses passagers au départ de la capitale guinéenne et a déployé des équipes médicales à l’aéroport de Lomé pour inspecter les passagers en transit. Arik Air a elle aussi suspendu ses opérations vers le Liberia et la Sierra Leone.
L’épidémie d’Ebola s’est déclarée au début de l’année en Guinée, dans la préfecture de Guékédou, frontalière des deux pays. Au 27 juillet, 1323 cas ont été recensés et 729 décès. Un seul cas a été enregistré au Nigeria, sur un Libérien ayant voyagé sur le vol Monrovia – Lomé – Lagos d’Asky.









