Une semaine après la catastrophe de l’A320 de Germanwings, le BEA a révélé les deux axes principaux sur lesquels il va concentrer son enquête.
Le premier consistera à décrire plus précisément le déroulement du vol. Ceci sera possible principalement grâce à l’analyse des données de l’enregistreur de conversations (CVR – Cockpit Voice Recorder) mais aussi grâce aux données obtenues de l’extérieur (notamment des radars). Rappelons que le second enregistreur, celui recueillant les paramètres (FDR – Flight Data Recorder), n’a toujours pas été retrouvé.
L’autre orientation de l’enquête s’attachera à étudier « les failles systémiques » qui ont pu conduire à cette catastrophe. Le BEA se penchera notamment sur le système de verrouillage des portes de cockpit et sur les procédures d’accès et de sortie du poste. Un autre volet sera consacré aux procédures « susceptibles de détecter des profils psychologiques particuliers. »
En effet, selon les premiers éléments de l’enquête, révélés par le procureur de Marseille, la catastrophe du 24 mars a été le résultat d’une action volontaire du copilote. Profitant d’une absence du commandant de bord et lui interdisant tout accès au cockpit par la suite, il aurait modifié le plan de vol de l’A320 afin de le mener à s’écraser, avec ses 150 occupants.








