Ryanair boude la Belgique. La compagnie irlandaise a annoncé le 20 octobre qu’elle allait réduire ses capacités dans le pays avec le retrait de six appareils basés, plus d’un million de sièges et la fermeture d’une vingtaine de routes au départ de Bruxelles (Charleroi et Zaventem) pour le programme hiver.
Elle précise que cette décision fait suite à celle du gouvernement belge d’augmenter sa taxe sur l’aviation : elle doit passer à 7 euros en janvier 2027, contre 2 euros en janvier 2025 et 5 euros aujourd’hui. Cela va la rendre « désespérément peu compétitive ».
Ryanair avait déjà lancé cette menace au tout début de l’année avant de se raviser et de maintenir ses capacités pour la saison été. Elle parlait alors déjà de retirer 1,1 million de sièges de son offre en 2026 puis autant en 2027, tandis que e projet gouvernemental était de réévaluer la taxe à 10 euros. Cette fois, la menace est mise à exécution.
« Taxer le trafic aérien ne favorise pas la croissance ; cela ne fait que la détourner vers d’autres pays. En raison de la politique aérienne ratée du Premier ministre De Wever, caractérisée par une fiscalité élevée et hostile à la croissance, Ryanair a retiré de la Belgique six avions, soit plus d’un million de sièges, et vingt liaisons dans son programme hivernal 2026 pour Bruxelles, pour les réaffecter à des destinations exemptes de taxes et moins coûteuses ailleurs en Europe. Nous appelons une nouvelle fois le Premier ministre à abolir cette taxe aérienne néfaste qui pèse sur les citoyens et visiteurs belges ordinaires avant que le marché belge du transport aérien, déjà en pleine chute, ne subisse davantage de dommages », affirme Michael O’Leary, le PDG de Ryanair.


