Cela fait presque dix ans qu’Air New Zealand doit composer avec les défaillances de sa flotte de Dreamliner, mais le casse-tête touche à sa fin. La compagnie a annoncé le 3 juillet qu’elle avait sorti le dernier Boeing 787-9 qui était encore en stockage longue durée, pour le remettre en service. Elle voit cet événement comme « une étape majeure dans la réponse apportée par la compagnie aérienne à l’un des défis les plus importants auxquels la chaîne d’approvisionnement mondiale du secteur aérien a été confrontée ces dernières années ».
Elle avait en effet subi coup sur coup les effets de l’immobilisation d’une partie de sa flotte en raison d’un problème d’usure prématurée de certains composants sur les Trent 1000 de Rolls-Royce (fin des années 2010), puis en raison des pénuries de moteurs et de pièces détachées de moteurs (après la crise sanitaire). Au plus fort de la crise, elle a pu compter cinq 787-9 immobilisés sur les quatorze que compte la flotte.
Le dernier sorti de stockage était stationné à Alice Springs, en Australie. « Les possibilités de stationnement à long terme des avions sont limitées à Auckland et le climat néo-zélandais n’est pas idéal pour un entreposage prolongé », explique en effet Robert Cox, responsable du projet de flotte chez Air New Zealand, qui rappelle également qu’il fallait non seulement trouver un endroit où les entreposer mais aussi « assurer leur entretien, préserver l’état de la flotte et poursuivre le programme de révision des moteurs ». Les moteurs quant à eux ont été démonté et envoyés en révision en atelier, ce qui a permis de gagner six mois sur les délais par rapport à s’ils n’avaient pas été déposés.
« Pour la première fois depuis que la pénurie mondiale de moteurs Rolls-Royce Trent 1000 a affecté la disponibilité des appareils, Air New Zealand ne dispose désormais plus d’aucun avion gros-porteur en stockage », indique la compagnie, mais tous ne sont pas pour autant en service. Elle est en effet engagée dans un programme de modernisation de ses cabines, qui s’achèvera à la fin de l’année. D’ici là, elle devrait également intégrer deux appareils supplémentaires. Ainsi, elle planifie une croissance ciblée de ses capacités au cours des deux prochaines années et va pouvoir mieux saisir les opportunités d’expansion de son réseau.
Air New Zealand précise également que les difficultés sont en cours de résolution sur sa flotte de monocouloirs. Seuls deux Airbus A320neo sont encore cloués au sol en raison de problèmes liés aux moteurs Pratt & Whitney – contre six au plus fort des perturbations.









