Lors de son discours sur les projets du Grand Paris le 15 octobre, Manuel Valls a entériné le projet CDG Express. Il a en effet annoncé la création de la société de projet pour 2016. « Le deuxième aéroport d’Europe bénéficiera ainsi d’une desserte à la mesure de son envergure. Il était temps ! », s’est exclamé le Premier ministre français.
Augustin de Romanet était lui aussi revenu sur le projet le 13 octobre, lors de la présentation de son plan stratégique. Il avait alors indiqué que les travaux du CDG Express feraient partie du prochain plan stratégique d’Aéroports de Paris.
Les investissements prévus pour la construction de cette desserte ferroviaire spécifique à l’aéroport de Roissy CDG sont estimés à 1,7 milliard d’euros – dont 140 millions d’euros affectés à l’amélioration de la robustesse du RER B. Ils seront « assurés à parité par Aéroports de Paris et SNCF Réseau mais de nouveaux investisseurs peuvent s’impliquer », indique Augustin de Romanet.
Le président d’Aéroports de Paris n’attend pas un important retour sur investissement du CDG Express. « La rentabilité financière sera limitée mais la rentabilité socio-économique sera infinie : la plateforme de CDG est menacée d’attrition si nous n’avons pas CDG Express. »
Le SCARA a immédiatement réagi à l’annonce, regrettant que les compagnies aériennes n’aient pas été consultées. Par ailleurs, le syndicat souligne que le financement n’a pas été défini donc que l’hypothèse d’une nouvelle taxe sur les compagnies n’avait pas été écartée. Soucieux de l’amélioration de la desserte de l’aéroport, il a donc demandé au gouvernement « d’étudier des alternatives beaucoup moins onéreuses que celle envisagée, et de ne pas faire peser sur les compagnies aériennes françaises en grande difficulté économique des charges supplémentaires qu’elles ne peuvent pas supporter. »









