ANA Holdings a indiqué le 23 février qu’il avait déposé une proposition pour soutenir Skymark dans sa restructuration. Le groupe envisage jusqu’à une prise de participation dans le capital de la compagnie japonaise, la mise en commun des achats de carburant ou la conclusion d’accords de partage de code.
Skymark s’est placée sous la protection de la loi japonaise sur les faillites à la fin du mois de janvier et attend depuis les propositions de repreneurs ou partenaires potentiels. Ceux-ci avaient jusqu’au 19 février pour présenter une offre, sauf les compagnies aériennes pour qui la date-butoir était étendue au 23 février. Déjà assurée du soutien du groupe Integral qui s’est engagé à maintenir sa stabilité financière, la low-cost va étudier les propositions et devrait rapidement présenter une liste restreinte de candidats. Un plan de restructuration définitif doit être présenté d’ici la fin du mois de mai.
Entravée par plus de 600 millions de dollars de dettes, Skymark a souffert de la concurrence d’ANA et Japan Airlines et plus récemment des low-cost, ainsi que de la faiblesse du yen – qui augmente ses coûts de location – et de son différend avec Airbus – qui a annulé sa commande de six A380 l’été dernier et réclame des dommages et intérêts. Lors de sa déclaration de faillite, elle avait proposé à ANA et Japan Airlines des accords de partage de code, mettant en valeur son principal attrait : ses précieux slots à Haneda.
La compagnie a déjà commencé à agir. Elle a supprimé plusieurs liaisons non rentables, comme ses vols au départ de Tokyo Narita. Elle a également renoncé à tous ses Airbus, A380 sous la contrainte mais aussi A330-300. Elle avait initialement prévu d’en exploiter dix, tous acquis en leasing. Les cinq qu’elle avait déjà reçus sont cloués au sol depuis le début du mois de février. Elle n’exploite plus actuellement que ses 737-800 (27).









