Alors qu’Air France attend pour début décembre le résultat du référendum des pilotes au sujet du plan de développement de Transavia France, Alexandre de Juniac a indiqué que « avec 80 avions, Transavia sera la cinquième ou sixième low-cost européenne en 2017-2018. »
Actuellement, la compagnie compte près de cinquante appareils (34 chez Transavia Holland et quatorze chez Transavia France). Mais le groupe Air France-KLM compte développer sa filiale, un développement qui concerne essentiellement la France puisque « avec 40 avions, Transavia Holland sature le marché aux Pays-Bas. »
En France, le nombre maximal d’appareils que peut exploiter Transavia est pour le moment limité à quatorze 737-800. L’objectif d’Air France-KLM est de multiplier ce nombre et de relever le plafond à quarante, ce qui fait partie du projet soumis à référendum auprès des pilotes après la grève de septembre.
Si le fait d’atteindre 80 avions permettra à Transavia de jouer dans la cour des grandes compagnies low-cost, elle restera loin du niveau de Ryanair ou easyJet – qui exploitent respectivement 302 et 200 appareils. Et Alexandre de Juniac aimerait s’en rapprocher davantage : « ce serait bien d’avoir un peu plus de 150 avions si on veut prétendre avoir accès à l’Europe. »
Le président du groupe Air France-KLM ne voit que deux possibilités, « qui ne sont pas exclusives » : la (difficile) croissance organique ou la conclusion d’un partenariat ou d’une acquisition. Cette dernière alternative n’est toutefois pas d’actualité immédiate, l’état des finances du groupe excluant toute acquisition.









