Dans une interview accordée au quotidien Les Echos et publiée le 10 septembre, Alexandre de Juniac a confié qu’Air France-KLM comptait investir un milliard d’euros sur cinq ans dans le développement de Transavia.
L’objectif est que le groupe low-cost atteigne une flotte d’une centaine d’appareils d’ici 2017. Alors que l’évolution de Transavia Holland se concentre davantage sur une modification de son modèle économique vers le low-cost pur, le projet pour Transavia France est de participer à cette croissance puisque Air France-KLM compte la faire passer à une trentaine d’appareils d’ici là.
Mais l’essentiel du développement sera emmené par la création de Transavia Europe. Elle devrait être opérationnelle dès avril 2015 au départ de trois bases européennes, qui passeront à six en 2016, avec des pilotes engagés sous contrat local.
Autant de projets dont la mise en place déplaît aux pilotes d’Air France (SNPL et SPAF) qui ont appelé à la grève du 15 au 22 septembre. Ils réclament la mise en place d’un contrat de travail unique, aux conditions d’Air France, pour tous les pilotes d’appareils de plus de 100 places du groupe. Ce à quoi Alexandre de Juniac répond qu’il n’est « pas possible d’aller travailler chez Transavia aux conditions d’Air France, sauf à tuer Transavia. »
Par ailleurs, Air France-KLM a indiqué qu’il avait cédé 1% de sa participation dans Amadeus et avait débouclé l’intégralité de ses opérations de couverture sur 2,68% du capital de la société, une cession dont le produit s’élève à 339 millions d’euros. Le groupe franco-néerlandais détient désormais 4,4% d’Amadeus.







