Le gouvernement français a mis son grain de sel dans le conflit qui oppose Air France et ses pilotes le 24 septembre. Après la déclaration du Premier ministre Manuel Valls, qui a appelé à une décision rapide sur Transavia Europe et au maintien du projet pour Transavia France, la direction d’Air France a annoncé le retrait – et non plus la seule suspension – du projet de Transavia Europe et la reprise des négociations. Celles-ci ont duré toute la nuit et doivent reprendre aujourd’hui à 15h.
Cependant, la principale revendication des pilotes n’ayant toujours pas été acceptée, le SNPL a annoncé la poursuite du mouvement jusqu’au 30 septembre. Il s’agit de la création d’un contrat de travail unique pour tous les pilotes d’appareils de plus de 110 places en France, une demande qui risque d’enterrer les objectifs de rentabilité de Transavia France selon Air France.
Si Air France souligne que l’abandon de Transavia Europe est la garantie suprême qu’il n’y aura aucune délocalisation, le SNPL et le SPAF estiment qu’aucune « garantie contre les menaces qui pèsent sur les contrats de travail français et l’avenir de Transavia France » n’a été donnée, d’autant que celle de dénoncer l’accord de création de 2007 n’a pas été officiellement levée.








