Air France-KLM a publié ses résultats trimestriels le 29 octobre. Ceux-ci montrent une dégradation, que le groupe explique en partie par la grève des pilotes d’Air France, qui a fortement perturbé les opérations de la compagnie française durant deux semaines au mois de septembre.
L’impact du conflit sur le chiffre d’affaires du troisième trimestre est estimé à 416 millions d’euros et à 330 millions d’euros sur le résultat d’exploitation. A cela s’ajoute un retard dans les engagements de réservation sur le quatrième trimestre. Par ailleurs, le groupe a constaté dès cet été que la demande faiblissait, une observation qui s’est confirmée depuis.
Ainsi, au troisième trimestre, le chiffre d’affaires du groupe a atteint 6,7 millions d’euros, stable à données comparables par rapport à 2013 (soit hors taux de change et sans l’impact de la grève) mais en baisse de 6,7% en réalité. Le résultat d’exploitation est quant à lui de 247 million d’euros, en baisse de 394 millions d’euros.
En ce qui concerne l’exploitation, l’offre du passage a diminué de 4,1% et le trafic de 3,2%, en raison de l’arrêt de travail des pilotes. Par ailleurs, le groupe a également subi une situation de surcapacité sur certaines lignes et d’une performance décevante de l’Amérique latine. Sur le point à point hors hubs, la capacité a été réduite de 14,2% (hors grève).
La situation du cargo ne s’est pas améliorée, les capacités ayant été réduites de 5,6% (stables à données comparables) mais le trafic de 6,6%.
Le groupe a également détaillé les résultats par compagnie. Au troisième trimestre, le résultat d’exploitation d’Air France a été négatif de 21 millions d’euros (contre un résultat positif de 280 millions d’euros en 2013) et celui de KLM a été positif de 265 (mais en baisse de 26%). Sur les neuf premiers mois de l’année, ce même résultat d’exploitation est de -201 millions d’euros pour Air France (perte doublée) et de 232 millions d’euros pour KLM (-17,4%), montrant également une érosion de la rentabilité de la compagnie néerlandaise.
De nouveaux efforts étant donc nécessaires, le groupe compte adapter ses programmes d’investissement et gérer « de façon dynamique son portefeuille d’actifs ». Des mesures qui seront mises en place en 2015 et qui pourraient comprendre une transformation des deux derniers A380 d’Air France (dont la livraison a été repoussée) en A350.









