Peter Foster, le PDG d’Air Astana, était à Paris pour présenter la nouvelle liaison vers Paris de la compagnie. Inaugurée le 29 mars dernier, elle est réalisée trois fois par semaine en Boeing 757-200. L’occasion pour lui d’évoquer la stratégie de la compagnie : le renouvellement de sa flotte de 757 avec des A320neo ou des 737 MAX, la possibilité d’intégrer une alliance et celle de desservir les Etats-Unis.
En ce qui concerne la flotte, cela fait longtemps que Peter Foster a fait connaître son intention de remplacer ses 757-200 d’ici 2019 et son intérêt pour que Boeing développe un nouvel appareil sur ce segment de marché. Mais l’avionneur a fait le choix de s’attacher à créer un avion un peu plus gros avec des échéances plus lointaines d’entrée en service. Si Peter Foster assure que cet appareil l’intéressera également à plus long terme, il s’est donc tourné vers les familles A320neo et 737 MAX pour ce projet de renouvellement de la flotte d’Air Astana, d’autant que des versions long-courrier sont proposées (dont l’A321neo LR).
« Nous sommes intéressés par les deux versions de ces familles d’appareils : à deux et à trois réservoirs », a-t-il expliqué. « Une annonce sera faite très bientôt et nous n’attendrons peut-être pas le Bourget. La commande portera sur onze avions, avec des livraisons entre 2016 et 2019. » Les appareils seront notamment placés sur Paris et seront équipés d’une cabine affaires avec des lits full flat. La compagnie est pressée car le Kazakhstan accueille l’Exposition Universelle en 2017.

Un Boeing 757-200 de la compagnie kazakhe. Image © Air Astana
Air Astana dans le jeu des alliances
Air Astana réfléchit également à intégrer une alliance de compagnies aériennes. Elle est actuellement en discussions avec Air France et surtout KLM dans l’optique de se rapprocher de SkyTeam. Mais Star Alliance pourrait également être une solution puisqu’elle dessert Francfort.
Là encore, le calendrier est serré. En effet, Peter Foster souhaite lancer des vols vers New York en 2019. « Nous voulons avoir un partenariat avant de lancer New York car le marché américain est très difficile. » Il estime que cela demande deux ans de préparation, autant pour intégrer ce marché que pour intégrer une alliance : « il faut donc que nous prenions une décision d’ici 2016. »
Mais il prévient : une intégration ne se fera pas à n’importe quel prix. « C’est assez cher de rentrer dans une alliance. Mais nous sommes une compagnie unique, par notre positionnement et par notre localisation. Nous sommes les seuls de notre taille sur le marché de l’Asie centrale, où nous desservons tous les pays, hormis le Turkménistan. Donc si nous donnons un accès à notre réseau, nous voulons de grands avantages pour compenser. »
En ce qui concerne le lancement de New York, Peter Foster rappelle qu’Air Astana a passé commande pour trois Boeing 787 (et neuf options) dont les livraisons doivent intervenir à partir de 2019 et qui seront notamment affectés à cette rotation. Il rappelle également que la compagnie exploite déjà trois 767-300ER, parmi les derniers sortis de la ligne d’assemblage de Boeing.









