Aéroports de paris a présenté ses résultats semestriels le 31 juillet. Après de bonnes performances sur la période, la société a légèrement relevé ses objectifs sur l’année, tout en restant prudent. Par ailleurs, Augustin de Romanet a confirmé l’intérêt d’Aéroports de Paris dans une prise de participation dans l’aéroport de Toulouse.
La société a enregistré un chiffre d’affaires stable à 1,347 milliard d’euros, qui a notamment subi l’impact de la douceur de l’hiver. Couplé au plan d’économies en place, cet impact négatif sur les revenus s’est transformé en impact positif sur l’EBITDA, qui atteint 528 millions d’euros (+8,4%). Enfin, le résultat net enregistre un rebond de 45,7% à 182 millions d’euros.
Aéroports de Paris indique que les plateformes parisiennes ont accueilli 45 millions de passagers sur le période, une croissance de 4,2% qui reprend son cours traditionnel puisque l’aéroport de Roissy CDG a été plus dynamique que celui d’Orly. Au niveau groupe (en comptant donc TAV), la croissance du trafic atteint 7,1%.
La société a ainsi relevé ses prévisions de trafic à la hausse, entre 2,7% et 3,2% de croissance contre 2% initialement prévus. L’EBITDA devait par ailleurs enregistrer une croissance supérieure à celle du trafic ; selon les nouvelles prévisions, elle devrait dépasser 1,1 milliard d’euros (soit la borne basse de l’objectif pour 2015). « Mais nous ne minimisons pas les incertitudes » que représentent la lenteur de la croissance économique, la force de l’euro et les inquiétudes découlant du tir de missile contre le vol MH17 et qui poussent les compagnies à éviter le survol des zones de conflit, prévient le président d’Aéroports de Paris.
La société va chercher à se développer. Outre ses ambitions internationales, Augustin de Romanet a confirmé qu’Aéroports de Paris était intéressé par la cession de la participation de l’Etat dans l’aéroport de Toulouse (à hauteur de 49,9%) : « nous serons sans doute candidats pour l’achat des parts qui seront mises en vente. » Il estime toutefois qu’un rachat n’aurait pas d’impact important sur la situation de l’entreprise.
Revenant sur le projet de terminal 4, il a également déclaré qu’il n’était « pas programmé pour le moment mais qu’il devait être anticipé. » Ne souhaitant le proposer trop tôt, Augustin de Romanet indique qu’il « faut d’abord créer une jonction des halls 2B et 2D et rénover les deux terminaux. »








