La disparition de Transaero est du pain béni pour Aeroflot. Le groupe russe a publié ses résultats pour les neuf premiers mois de l’année et ses perspectives pour 2015 : tous les voyants sont au vert.
Si la situation économique reste difficile en Russie, avec une diminution durable de la demande, Aeroflot a enregistré un chiffre d’affaires de 4,4 milliards d’euros sur la période, en hausse de 30,8%. Le résultat opérationnel a été multiplié par deux (520 millions d’euros) et le résultat net est redevenu positif à 25,8 millions d’euros, contre une perte de 50,4 millions l’année dernière.
Shamil Kurmashov, directeur adjoint responsable des finances et de la programmation, s’est félicité des résultats des mesures d’amélioration de la productivité mises en place par le groupe et de la belle progression de 13,3% du trafic (dont 34,2% sur le réseau domestique). Mais la faillite de Transaero a propulsé les bons résultats de la compagnie, avec un bénéfice de 76 millions d’euros sur le seul troisième trimestre – traditionnellement le plus dynamique pour les compagnies aériennes mais qui a aussi vu, en Russie, la disparition de la compagnie numéro 2 et la mise en place d’un plan pour acheminer ses passagers cloués au sol. Cette disparition a également contribué à lui faire gagner cinq points de parts de marché.
Les perspectives sont donc encourageantes pour 2016, malgré un climat économique qui reste plutôt morose. Au niveau du groupe, Aeroflot s’attend à une augmentation de son résultat opérationnel et de son trafic, entraînée par l’inclusion de la nouvelle Rossiya dans les comptes, ainsi que l’augmentation de la flotte qui suit la dissolution de Transaero. Il a déjà conclu un accord portant sur l’acquisition de quatorze appareils de son ancienne rivale (quatre 747, dont le modèle reste officiellement indéterminé, et dix 737-800 qui seront livrés à partir de 2016) mais souhaite en récupérer davantage. Quant à la croissance opérationnelle de la compagnie aérienne seule, elle sera au niveau de celle de 2015.









