Une formation d’ingénieurs en cyberdéfense par alternance et apprentissage a été lancée par l’École Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Bretagne Sud (ENSIBS), au sein de l’université de Bretagne-Sud (UBS). Habilité par la Commission des Titres d’Ingénieur (CTI) depuis le 13 février dernier, ce cursus est destiné à répondre aux besoins des entreprises françaises publiques et privées et à créer des emplois.
C’est une première en France. À partir de la rentrée de septembre 2013, l’ENSIBS ouvre une formation d’ingénieurs par alternance et apprentissage dans le domaine de la défense et de la sécurité des systèmes d’information, la cyberdéfense. Ce cursus vient compléter les formations existantes de l’ENSIBS : génie industriel, mécatronique et informatique.
Labellisée par le pôle de compétitivité « images et réseaux » en juin 2012, cette formation innovante est une volonté du ministère de la Défense, qui souhaite prévenir les risques d’attaques informatiques contre les infrastructures nationales. Elle a été mise en place avec l’aide des industriels majeurs en cyberdéfense, notamment du secteur aéronautique (EADS, Cassidian et Thales), d’organismes de formation professionnelle (IUMM et CFAI), ou encore d’organismes étatiques référents en cyberdéfense, comme l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI).
25
La formation est accessible sur concours ou dossier. Les candidats doivent être issus notamment des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE), ou être titulaires d’un DUT du secteur STIC, d’une licence 3, ou encore d’un BTS informatique et réseaux pour l’industrie et les services techniques (IRIS), électronique (ELEC) ou informatique. La formation initiale d’ingénieurs en cyberdéfense accueillera chaque année 25 étudiants. La motivation et la passion pour la cyberdéfense et la cybersécurité sont indispensables pour s’inscrire.
Toutefois, les demandeurs d’emploi, salariés et les personnes dotées d’une expérience d’au moins trois ans dans la cyberdéfense peuvent intégrer la formation continue, sous conditions.
À l’issue de la formation, les jeunes ingénieurs pourront occuper divers postes, notamment en tant qu’ingénieur expert en cybersécurité – cyberdéfense, ingénieur « cyber architecte », manageur d’un centre opérationnel de cybersécurité et chef de projet en management de la sécurité. Les principaux employeurs étant l’État, le ministère de la Défense et les entreprises des secteurs de l’aéronautique, de l’énergie, l’électronique, l’automobile…
1 000
Chaque année, selon l’ENSIBS, les entreprises publiques et privées en France auraient besoin de 1 000 ingénieurs en cyberdéfense, dont 800 pour le privé et 200 pour le public. Actuellement en France, il n’existe pas de personnels formés spécifiquement aux métiers de la cyberdéfense.
Les inscriptions sont ouvertes sur le site de l’ENSIBS jusqu’à mi-avril 2013.
Informations supplémentaires : [email protected]









