Un accord historique, selon la Commission européenne. Un rendez-vous manqué selon l’association des compagnies aériennes régionales (ERA). La conclusion du trilogue européen au sujet de la révision de la réglementation autour des droits des passagers aériens, le fameux EU261, laisse des impressions totalement opposées en fonction de l’institution considérée. Après treize ans de discussions, les représentants de la Commission, du Parlement et du Conseil européens sont parvenus à un accord politique le 15 juin, qui clarifie et renforce les droits des passagers. Il doit encore être ratifié par le Parlement et le Conseil, pour devenir un règlement publié au Journal officiel et appliqué.
L’accord entérine le niveau actuel du déclenchement des droits et de l’indemnisation. Ainsi, l’EU261 s’appliquera toujours à partir de trois heures de retard sur un vol, avec une indemnisation de 250 euros pour un vol de moins de 1 500 km, de 600 euros pour un vol de plus de 3 500 km, et de 400 euros entre les deux. Les compagnies aériennes réclamaient un relèvement du seuil de retard et l’ERA espérait une adaptation en fonction des services.
Elle explique que l’indemnisation surpasse largement le tarif de certains billets sur les vols régionaux et qu’un seul retard peut renverser la rentabilité d’une ligne pour un mois. De même, elle considère que cet accord ne tient pas compte des contraintes inhérentes à l’activité de ce type de compagnies, qui ont moins de possibilité de disposer d’avions de réserve en cas de perturbation ou d’options de réacheminement…










