En prenant les commandes de l’armée de l’air en septembre dernier, le général d’armée aérienne André Lanata marchait dans les pas de son père, le général Vincent Lanata, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA) de 1991 à 1994.
Ancien élève de l’École de l’Air de Salon de Provence (promotion 1981 « Colonel Rossi dit Levallois »), ce pilote de chasse sur Mirage F1-CR et Mirage 2000D, aux 146 missions de guerre et 3 300 heures de vol, occupait depuis 2013 le poste de sous-chef d’état-major « plans » à l’état-major des armées à Paris.
Âgé de 54 ans et Corse dans l’âme, le général André Lanata est un pur produit de l’armée de l’air et du ministère de la Défense où il réalise l’ensemble de sa carrière : d’officier rédacteur programme de reconnaissance à l’État-Major de l’armée de l’air à commandant de la base aérienne 188 de Djibouti ou encore directeur adjoint affaires internationales et stratégiques, secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale et général adjoint au sous-chef d’état-major « Opérations » à l’État-major des armées.
Il a pris ses fonctions de CEMAA à un moment où l’armée française est présente sur de nombreux théâtres d’opérations extérieures : Syrie, Afghanistan, Mali, Centre-Afrique. Mais aussi, à un moment où elle se transforme à travers le vaste plan stratégique « Unis pour faire face » lancé par son prédécesseur le général Denis Mercier. Un plan qu’il va poursuivre, avait-il clarifié devant la Commission de la défense nationale et des forces armées de l’assemblée nationale en octobre dernier. L’ambition ? « Moderniser les capacités de combat, simplifier les structures, s’ouvrir et développer des partenariats, et valoriser le personnel », avait-il listé. Quelques mises en œuvre concrètes ? L’uniformisation des formations à l’École de l’air, le regroupement du commandement des forces aériennes à Bordeaux, la création du centre d’expertise aérienne à Mont-de-Marsan, ou encore le lancement de la Smart base à Évreux.
Ses prochains chantiers ? La rénovation des C-130 et des Mirage 2000D, la restitution par Dassault Aviation à partir de 2016 des six Rafale livrés à l’Égypte et initialement destinés à l’armée de l’air, la poursuite de la montée en puissance du deuxième escadron nucléaire sur Rafale qui doit être opérationnel à l’été 2018, la livraison du second système Reaper et la commande du 4e en 2016 (le troisième a été commandé ce mois-ci), la livraison de trois A400M dès 2016… En somme, un mandat bien chargé.

