L’adjudant Poulet est contrôleur de sécurité aérienne depuis 15 ans au sein de l’ALAT, l’aviation légère de l’armée de Terre. Au cours de sa carrière, il a réalisé 4 opérations extérieures en Ex Yougoslavie, en Cote d’Ivoire et au Kosovo. Actuellement basé au Cannet des Maures, il présente son métier « Au Journal de l’Aviation ».
Le rôle du contrôleur de sécurité aérienne (CSA)
Notre métier est, avant tout, de permettre la réalisation des missions qui incombent à l’ALAT en France et durant les opérations extérieures.
À cela s’ajoute, la gestion du trafic aérien civil et militaire au sein de l’aérodrome du Cannet des Maures et dans les zones qui lui sont associées, l’éventuelle récupération de nos aéronefs en cas de dégradation météo à l’aide de notre radar. Il est aussi de notre devoir de porter assistance à tout aéronef qui se signalerait en difficulté et le cas échéant, de déclencher les secours dans le cadre de la SAR (Search And Rescue).
Les sous-officiers contrôleurs de sécurité aérienne sont sous les ordres d’un officier contrôleur de sécurité aérienne. Celui-ci, au titre de chef de Contrôle local d’Aérodrome (CLA), assure un rôle de gestionnaire.
Tout au long de son parcours, le sous-officier contrôleur de sécurité aérienne peut évoluer vers des postes de chef, acquérir de nouvelles qualifications, voire se reconvertir à un autre métier au bout de 4 années de service.
Par ailleurs, le salaire d’un contrôleur de sécurité aérienne est de 1 300 euros en début de carrière.
La formation
Après avoir satisfait aux tests de sélection à Vincennes (tests psychotechniques, simulateur et anglais), et reconnu physiquement apte à exercer la fonction par le CPEMPN (Centre Principal d’Expertise Médicale du Personnel Navigant) de Percy, l’élève contrôleur de sécurité aérienne entame une formation militaire de 8 mois à l’école des sous-officiers d’actives à Saint-Maixent. À l’issue de cette première formation, il est affecté dans une unité, selon les besoins de l’ALAT. Une fois affecté, il part effectuer un stage d’anglais de 2 mois sur la base de Rochefort. Il s’envole ensuite à Mont-de-Marsan pour apprendre la spécialité durant 9 mois. Cette formation est complétée par un stage de perfectionnement d’un mois à Dax, où le futur CSA apprend à utiliser le radar de précision et d’approche Spartiate (Système Polyvalent d’Atterrissage de Recueil de Télécommunication et d’identification de l’armée de terre), utilisé actuellement par l’ALAT. Puis, il retourne sur sa base d’affectation pour une immersion d’un an dans le métier. Enfin, il est formé 4 mois à l’Ecole Nationale de l’Aviation Civile à Toulouse (ENAC), afin de valider sa licence européenne de contrôleur aérien. Au total, la formation de contrôleur de sécurité aérienne est de 24 mois.
Conditions à remplir pour présenter aux tests de sélection
Avoir un niveau bac, être de nationalité française, être motivé…
À ce jour, l’ALAT compte environ 110 contrôleurs de sécurité aérienne, dont une vingtaine sur la base du Cannet des Maures, où sont relevés chaque année plus de 36 000 mouvements aériens et 17 000 transits.
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