L’armée de l’air projette de lancer une filière drones à l’horizon 2015, compte-tenu de l’utilisation croissante de ces aéronefs pilotés à distance, que ce soit dans les opérations militaires avec les Harfang et les MQ-9 Reaper utilisés actuellement dans la BSS, mais également dans l’environnement civil.
Un centre d’excellence devrait voir le jour courant 2015 sur la BA 701 de Salon-de-Provence, révèle le chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Denis Mercier. « Le centre d’excellence a été créé cet été, nous commençons à avoir un centre de préfiguration », explique-t-il, ajoutant que cette unité permettra de faire de la formation aussi bien au profit de personnels militaires que d’entreprises civiles. « C’est un axe fort de l’armée de l’air aujourd’hui, de voir quelles sont les formations qui peuvent intéresser les entreprises et les autres armées et de les mutualiser. » Une nécessité de plus en plus prégnante dans un contexte de réduction des budgets.
Car pour faire voler un drone, il faut être apte à le faire voler, mais aussi savoir comment récupérer les images, les informations, les traiter, être capable d’entretenir l’équipement… Autant de questions qui seront abordées à Salon-de-Provence, dans le cadre d’une formation dont les syllabus sont actuellement en cours de rédaction et qui devraient être terminés « d’ici la fin de l’année », selon le CEMAA. « L’objet de ce que nous voulons faire à Salon-de-Provence, c’est aussi d’aider les entreprises à clarifier leurs besoins, ensemble, pour que nous puissions faire profiter de l’expérience de l’armée de l’air en la matière, mais aussi de gagner en expérience », détaille le général Mercier.
L’armée de l’air travaille « en étroite collaboration » avec la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) sur toutes les questions de réglementation et de licences d’exploitation qui seront mises en place et qui doivent répondre aussi bien aux exigences du monde militaire que civil. « Tout l’objet c’est justement d’être sûr que qui que ce soit puisse utiliser les drones avec un minimum de formation. »
La mise en place de ce centre d’excellence est toujours en cours et l’armée de l’air reste pour l’instant discrète sur les entreprises qui participent à son élaboration et qui seraient intéressées pour rejoindre la première « promotion » d’élèves en 2015. Les noms et qualifications des futurs intervenants n’ont pas encore été dévoilés, tout comme les modalités de la formation. Une première grande réunion des principaux acteurs militaires et civils du projet se tiendra cet automne et devrait permettre de fixer les grandes lignes en termes d’organisation.








