Le MD-83 de Swiftair, opéré pour Air Algérie qui reliait Ouagadougou à Alger, a disparu des écrans radars 50 minutes après son décollage ce 24 juillet.
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a participé à une réunion de crise à 17h avec le Président de la République François Hollande, le Premier ministre Manuel Valls, le ministre des Affaires étrangères et du Développement international Laurent Fabius, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve et le secrétaire d’Etat aux Transports, à la Mer et à la Pêche Frédéric Cuvillier.
A l’issue de celle-ci, François Hollande n’a pas confirmé le crash, mais a déclaré que « tout laisse penser que l’avion s’est écrasé au Mali ».
Une région dans laquelle l’armée française est encore très présente, dans le cadre de la mission Barkhane, qui a pris le relais la semaine dernière de l’opération Serval de lutte contre le terrorisme. Deux Mirage 2000D basés à Niamey au Niger ont d’ailleurs été « retaskés » pour effectuer des missions de reconnaissance au-dessus de la zone estimée de l’accident, afin de repérer l’appareil et de pouvoir orienter les recherches.
Le Président de la République a par ailleurs déclaré que « tous les moyens militaires » en place au Mali seront mobilisés pour retrouver l’avion disparu. Ces moyens militaires français présents dans la zone où aurait eu lieu l’accident comprennent 1 600 militaires, six chasseurs de l’armée de l’air – trois Mirage 2000D et trois Rafale – une dizaine d’avions de transport tactique et stratégique, un Pilatus, trois drones – deux MQ-9 Reaper et un Harfang – 200 véhicules blindés et 200 véhicules logistiques. La flotte d’hélicoptères est composée de trois Tigre, trois Gazelle, cinq Puma et deux Cougar. Autant de moyens qui pourront être mis en œuvre pour venir en aides aux équipes qui seront chargées de mener l’enquête.
Les Atlantique 2 de la Marine nationale ne sont actuellement pas déployés dans la région, et ce depuis quelques semaines déjà selon une déclaration de l’état-major des armées datant du 17 juillet. Les capteurs de ces « frégates du ciel » ont pourtant montré une grande efficacité dans les zones désertiques de la BSS.








