L’état-major des armées l’a confirmé ce matin : la France a bien mis en place des vols d’AWACS de l’armée de l’air française en Europe de l’est, afin de renforcer les moyens aériens dans une zone frappée d’instabilité politique, en raison de la situation tendue en Ukraine. « Oui, il y a eu une demande pour les vols AWACS, ils volent tous les trois/quatre jours », a indiqué le porte-parole de l’EMA le colonel Gilles Jaron lors du point presse hebdomadaire.
Les avions-radar de l’armée de l’air ont débuté leurs missions de surveillance depuis le 1er avril. Ils décollent et atterrissent de leur base d’origine à Avord et survolent « les territoires de l’Europe de l’est qui en donnent l’autorisation », selon le colonel Jaron.
Le 21 mars dernier, lors d’une visite en Estonie, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait déclaré que la France était prête à « participer aux missions de contrôle et de surveillance des espaces aériens alliés proches de la zone de crise, ainsi qu’au recueil de renseignement », proposant ainsi de fait l’utilisation des E-3F de l’armée de l’air.
Le déploiement des AWACS français était « subordonné » à une demande officielle de renfort de l’OTAN, qui a donc dû avoir lieu dans les jours qui ont suivi le discours de Jean-Yves Le Drian.
Par ailleurs, l’état-major des armées rapporte également qu’il n’y a pour l’instant eu aucune demande « formelle » de l’OTAN concernant l’envoi de chasseurs français dans la zone. L’agence de presse Reuters cite pour sa part une source otanienne, qui fait état d’une « offre » française de quatre chasseurs, soit des Mirage 2000 soit des Rafale, pour une période qui pourrait s’étendre de mai à août.








