L’Indian Air Force ne peut se permettre de subir des retards supplémentaires dans l’acquisition des 126 Rafale de Dassault Aviation, selon l’Air Chief Marshal Arup Raha, qui commande les forces aériennes indiennes. « Il ne serait pas approprié d’opérer de quelconques changements dans le processus », a-t-il déclaré au quotidien Hindustan Times ce 3 septembre. Sans annoncer une date, le CEMAA indien a toutefois précisé que le contrat définitif serait signé « bientôt ».
Un haut responsable du ministère indien de la Défense a pour sa part réfuté l’idée d’un retour de l’Eurofighter dans la compétition, assurant qu’il était « trop tard pour se parachuter dans la course » et que « la porte [était] fermée ».
Dassault Aviation avait remporté l’appel d’offres du contrat MMRCA en janvier 2012, au terme d’une compétition qui l’avait notamment opposé à l’Eurofighter. L’accord – estimé à plus de huit milliards d’euros – porte sur 126 Rafale, dont 18 seraient produits en France sur le site de Bordeaux-Mérignac, les 108 autres en Inde, grâce à d’importants transferts de technologie.
Ce sont d’ailleurs ces questions qui occupent l’avionneur français et l’État indien depuis plus de deux ans et demi maintenant, et qui occasionnent de nombreux allers-retours entre la France et l’Inde des personnels de Dassault et du partenaire local HAL.








